Céline Sciamma filme la troublante rencontre entre deux jeunes femmes, une peintre et son modèle, dans la Bretagne du XVIIIe siècle.
« Portrait de la jeune fille en feu », tableau d’une révolution amoureuse

L’AVIS DU « MONDE » - À NE PAS MANQUER

Pour que Marianne et Héloïse se rencontrent, il faut passer la mer. Sur une rive, une jeune femme peintre, convoquée par une comtesse qui voudrait qu’elle fasse le portrait de sa fille, afin de l’envoyer au fiancé de cette dernière, un aristocrate italien. Sur l’autre rive, qui borde une île ou un promontoire entouré par l’Atlantique, la promise à peine sortie du couvent, où elle aurait dû passer sa vie si son aînée n’était pas morte.

Marianne (Noémie Merlant) doit se jeter à l’eau pendant la traversée, pour repêcher ses toiles vierges, emportées par une vague sous le regard indifférent des matelots. Au lendemain de son arrivée nocturne dans un manoir presque vide, elle apprend qu’elle devra cacher sa véritable identité. Héloïse, qui ne veut pas se marier, a déjà éconduit un portraitiste. La mère marieuse (Valeria Golino) dispose les rouages de la supercherie, avec l’assistance d’une camériste, Sophie (Luana Bajrami). On est au XVIIIe siècle. Ce mensonge élaboré et fragile, son enjeu matrimonial, conduiraient inévitablement chez Marivaux − n’était l’absence du...

Bien être - Comment bien dormir malgré le confinement ?

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !