TEMOIGNAGES - Parmi les professions les plus exposées au coronavirus, les métiers des pompes funèbres gèrent la crise sanitaire avec les moyens du bord. Elles font désormais l'objet de décrets sanitaires précis et figurent parmi les bénéficiaires prioritaires des équipements de protection, après avoir été ignorées.
"Personne n'aime parler des croque-morts" : face à la crise du Covid, les pompes funèbres se font (un peu) entendre

Depuis le début de la crise du Covid-19, le monde des pompes funèbres l'avait mauvaise. L'impression de payer plein pot "le tabou de la mort qu'il y a dans ce pays", nous dit Thierry Tournaire, délégué CFDT. C'est que le secteur, bien moins médiatisé que l'hospitalier, l'alimentaire ou les transports, ces autres métiers de première ou de deuxième ligne, se sentait pour le moins mis de côté depuis quelques semaines. Ce n'est pas tant que ça les change de leur ordinaire, mais la propagation du virus a invité la profession à réclamer un peu plus de lumière. "Personne n'aime parler des croque-morts", souffle Bernard Guilhem, président du SECI-Unsa, premier syndicat de la profession, qui raconte l'amertume qui parcourt la profession : "On nous casse du sucre sur le dos à la Toussaint parce qu"'on fait du business sur les morts', mais maintenant qu'on s'occupe des corps de décédés ou suspectés du Covid-19, on ne parle plus de nous." C'est qu'en (...)

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