Après l'incendie de l'usine Seveso, des Rouennais ont préférer fuir la ville, redoutant des retombées sur leur santé. Mais, faute de moyens, certaines familles ne peuvent pas se le permettre.

"Sinon, est-ce qu'un purificateur d'air peut aider ?" Sur le groupe Facebook "Propositions et demandes d'hébergement pour les habitants de Rouen", créé au lendemain de l'incendie du site Lubrizol, jeudi 26 septembre, la solidarité s'organise.

Des conseils pour éviter la pollution, des propositions de logement temporaire mais, surtout, beaucoup d'appels à l'aide de Rouennais qui cherchent à quitter la ville "le plus vite possible et définitivement".

Un exil avant un retour forcé

"Nous sommes un couple avec quatre enfants, voisins directs malheureux de Lubrizol, nous ne pouvons réintégrer notre maison. Nous sommes à la recherche d'une maison ou d'un appartement à maximum une cinquantaine de kilomètres/40 minutes de Rouen. Car pour des questions logistiques, nous ne pouvons quitter la région, mais nous ne voulons plus habiter à proximité directe de ces usines de malheur." Jeremy, qui a posté ce message, habite à 500 mètres de l'usine Lubrizol. "On a été réveillés en pleine nuit par l'explosion", se souvient-il.

Je suis sorti voir ce qu'il se passait, et lorsque j'ai demandé à un policier, il m'a conseillé de partir avec ma famille.

Jeremy, riverain de...

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