Retenir les notes jusqu'à retarder, peut-être, les résultats : c'est ce qu'ont choisi certains correcteurs, opposés à la réforme de l'examen et du lycée.

Les enseignants opposés à la loi Blanquer parviendront-ils à gripper la machine des examens de fin d’année ? Après un appel à la grève de la surveillance des épreuves le 17 juin, certains enseignants ont organisé, ces derniers jours, une « grève des notes ». Il s’agit de retenir les notes du baccalauréat au-delà du délai officiel, de manière à créer un retard dans l’organisation des jurys, et éventuellement dans l’annonce des résultats, qui leur permette de se faire entendre. En ligne de mire : les réformes du bac et du lycée, à laquelle une frange des enseignants sont toujours fortement opposées.

Quelque 100 000 copies (sur 4 millions) n’auraient pas été « rendues » selon le collectif Bloquons Blanquer, qui tient un décompte sur les réseaux sociaux. C’est à peine 2,5 % du total mais cela pourrait être lourd de conséquences pour les lycéens concernés.

Ce chiffre également évoqué par le SNES-FSU, syndicat d’enseignants fer de lance de l’opposition contre la réforme du lycée, n’est pas confirmé par le ministère de l’éducation. Parmi les académies les plus touchées, les enseignants mobilisés citent...

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