Pendant cinq ou dix ans, ils pourraient notamment avoir l'obligation de répondre aux convocations du juge d'application des peines, d'établir leur résidence en un lieu déterminé ou de porter une bracelet électronique. 
Les députés votent pour durcir les dispositifs de sûreté pour les personnes ayant purgé une peine pour terrorisme

L'Assemblée nationale a voté dans la nuit de lundi à mardi 23 juin une proposition de loi LREM controversée prévoyant des "mesures de sûreté" pour les condamnés pour terrorisme, à l'issue de leur peine.

L'autorité judiciaire pourra imposer durant cinq ou dix ans à ces personnes l'obligation de répondre aux convocations du juge d'application des peines, d'établir sa résidence en un lieu déterminé, des interdictions d'entrer en relation et de paraître dans certains lieux, et encore l'obligation de pointage ainsi que, sous réserve de l'accord de la personne, le port du bracelet électronique.

Comme les élus MoDem, la ministre de la Justice Nicole Belloubet s'est prononcée contre le bracelet, "mesure la plus attentatoire à la liberté" parmi cet arsenal. Mais les "marcheurs", dont l'ancien patron du Raid Jean-Michel Fauvergue, ont jugé le bracelet "incontournable" et ont prévu qu'il permette de réduire le pointage à une fois par semaine.

"Certains sont encore très dangereux"

A l'issue d'âpres débats, les députés LREM, LR et UDI ont voté l'ensemble de cette proposition de loi en faveur de "la sécurité des Français", le groupe LFI contre ce qu'il voit...

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