L'enthousiasme que suscitent les footballeurs particulièrement précoces occulte les risques que l'on fait peser sur leur santé et leur carrière, écrit notre chroniqueur Jérôme Latta.
Football : « Les pépites, ça se protège »AFP

« Beaucoup de fois, on tue les joueurs ». L’entraîneur de l’AS Monaco Leonardo Jardim, interrogé par le magazine France Football à propos de son attaquant Pietro Pellegri, est monté en généralité à propos des très jeunes footballeurs lancés dans le football professionnel, sans grands égards pour les risques qu’on leur fait encourir à terme.

Le palmarès de Pietro Pellegri pourrait ne comporter qu’un record, celui du plus jeune joueur lancé en Serie A, le championnat italien, à l’âge de quinze ans et neuf mois. Transféré à Monaco il y a deux ans, il y a disputé moins de dix rencontres, victime de blessures à répétition.

En pointant implicitement la responsabilité de son club formateur, le Genoa, le coach monégasque a porté l’alarme sur un angle mort de la célébration des « prodiges » (de précocité). L’emballement qu’ils suscitent s’embarrasse rarement de telles inquiétudes, comme si l’avenir qui leur était promis ne pouvait être que radieux.

Sauter des classes

On peut certes opposer à cet exemple la liste des joueurs ayant enchaîné les matches avant leur majorité sans connaître de problèmes...

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