Dans une région dévastée par les mines d'or illégales, des chercheurs américains inventent un centre de recherche proche des habitants pour faire basculer les mentalités et lutter contre ce fléau.
En Amazonie péruvienne, des scientifiques avec la population contre la contamination au mercure

Le 5 décembre 2019, le président du Pérou, Martin Vizcarra, plantait le premier arbre de la reforestation dans une zone dévastée par les mines d’or illégales. Cette zone fait partie de la réserve nationale Tambopata, en pleine jungle amazonienne, dans le département de Madre de Dios, limitrophe de la Bolivie et du Brésil. Un haut lieu de la biodiversité mondiale. « Nous sommes très fiers car la jeune pousse que tenait le président Vizcarra vient de notre pépinière expérimentale de Mazuco », s’exclame Luis Fernandez, écologue américain à la Carnegie Institution de l’université de Stanford (Californie), fondateur et directeur exécutif du Centre d’innovation scientifique de l’Amazonie (Cincia). Pour lui, la venue du président est plus qu’un symbole, elle représente une forme d’aboutissement. La preuve que la science peut aider à faire bouger les choses.

Quand il découvre la région en 2007, à l’occasion d’une étude sur la présence de mercure dans l’air ambiant, Luis Fernandez comprend tout de suite que la situation est très préoccupante. « J’avais travaillé auparavant dans des régions minières en Afrique et au...

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