L'école devrait rester un refuge pour des élèves déjà abreuvés de numérique, selon certains enseignants qui se trouvent dépeints en affreux « conservateurs » par leurs collègues les plus « modernes ». Reste que les écrans continuent leur entrisme. Un mouvement encouragé en partie par des collectivités locales qui raffolent d'équipements dernier cri. Pour le meilleur et pour le pire.
Écrans à l'école : plus de porno, de triche et de vidéos trash ?

La mesure avait été unanimement saluée tant chez les enseignants que chez les parents d’élèves. En 2017, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, interdisait les portables dans l’enceinte des écoles et des collèges. Devant l’Assemblée nationale, il pointait « cette addiction aux écrans qui fait des dégâts » chez les enfants. « Cela a apaisé les conflits, même si le problème reste entier au lycée, dans une tranche d’âge où il est beaucoup plus difficile d’interdire le téléphone, tant il devient addictif avec l’âge » souligne Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN-Unsa, principal syndicat de chefs d’établissement. « J’ai peut-être un avis biaisé souligne le Dr Benjamin Pitrat, spécialisé dans les addictions aux écrans à l’hôpital Robert-Debré, mais je suis pour une limitation drastique du temps d’écran à l’école. Dans cette société d’hyperstimulation, la notion même d’ennui pour un enfant est devenue inacceptable. » Paradoxalement, le numérique prend néanmoins de plus en plus d’importance dans le système scolaire.Cahiers de texte électroniques, groupes WhatsApp dans chaque classe, logiciel Pronote de suivi de la vie scolaire, plate-forme de communication...

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