Back to paléolithique ? Les chasseurs-cueilleurs sont-ils l'avenir du salarié déprimé ? Si les premiers n'ont pas encore reconquis leur prestige immémorial, les seconds fleurissent dans les champs et dans les villes. Baissez le nez : ces plantes comestibles poussent forcément près de chez vous !
Dans les assiettes, c'est le grand retour de la cueillette !

« Initiation à la cueillette et à la cuisine des plantes sauvages » : cet été, c’était l’animation vedette dans tous les villages ! Appointé par le syndicat d’initiative, un glaneur pro ou une « herbaliste » régalait les touristes d’un exposé sur les espèces à ramasser dans le coin, avant une démonstration « live » : chips de plantain, galette de pourpier, poêlée de fougères… Il y a trente ans, seuls quelques grands chefs comme Marc Veyrat ou Michel Bras (et son célèbre « gargouillou ») étaient fans de glanage et de grappillage. Ils ont eu quelques héritiers dans l’Hexagone, mais le revival est surtout venu de Copenhague. Avec ses plats à base d’écorces, de bourgeons, de mousses, de baies et herbes arctiques, René Redzépi, du restaurant Noma, dieu vivant des foodies, a préparé le terrain pour l’engouement actuel.La gourmandise n’est pas l’unique motivation des néocueilleurs. Les plantes sauvages comestibles ont aussi des vertus médicinales. Dans une époque obsédée par le bien-être (et, plus récemment, par l’idée de stimuler ses défenses immunitaires), on en consomme déjà à gogo : huiles essentielles, compléments alimentaires, produits de beauté bio… En France, les glaneurs...

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