Des retraités (Illustration).
La pension de réversion est un dispositif qui permet au conjoint "survivant" de toucher une partie de la retraite que touchait le défunt. Mais il est assez méconnu. Ne vous faites pas avoir par les idées reçues en la matière…

Elle est dédiée aux veufs et aux veuves. La pension de réversion, qui profitait à près de 3 millions d’individus en 2018, permet à ces derniers de récupérer une partie des droits à la retraite auxquels le conjoint décédé (ou la partenaire, c’est selon) aurait théoriquement pu prétendre. Les modalités d’accès ainsi que de rémunération varient (parfois considérablement) d’un régime à l’autre, ainsi que l’expliquait récemment Dominique Prévert d’Optimaretraite dans nos colonnes, mais le dispositif répond toujours à une même logique, une même articulation.

Le fait est, hélas pour les retraités, que la pension de retraite est plafonnée. Il n’est pas possible de gagner plus d’un certain montant, ainsi que l’a expliqué Planet par le passé. En pratique, il n’est pas possible de toucher plus de 925,56 euros mensuels en provenance du régime général. Concrètement, cela représente donc jusqu’à 11 106,72 euros à l’année. Pour la réversion complémentaire, tout dépendra du régime : auprès de l’Agirc-Arrco, le montant de la pension correspond à 60% de la somme que le défunt aurait dû percevoir. Auprès du régime public, en revanche, ce montant chute à 50%.

La pension de réversion : une aide méconnue ?

Avec l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa, ex-minimum vieillesse), la réversion fait partie des droits visiblement méconnus des Françaises et des Français. En témoigne, de fait, le taux très élevé de non-recours à la pension de réversion en France, qu’évoquait récemment Capital au détour d’un entretien avec Renaud Villard, le directeur de la caisse nationale d’assurance vieillesse.

La pension de réversion : calcul et montant

Pour bénéficier de la pension de réversion du régime de base, versée par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), les revenus du "survivant" doivent être inférieurs à 21 985,60 € s'il vit seul et 35 176,96 € s'il vit en couple. La pension s'élève alors à 54 % des droits que percevait le conjoint décédé ou qu'il aurait pu percevoir.

Si le défunt était fonctionnaire, elle s'élève à 50 % de sa pension de retraite. Dans le régime complémentaire de l’Agirc-Arrco, la pension de réversion atteint 60 % de ce que percevait le défunt. Dans ce régime, les ressources du "survivant" ne sont pas une condition à l'attribution.

Pour apprendre à mieux connaître ce dispositif, retrouvez notre diaporama des idées reçues relatives à la pension de réversion.

1 - La réversion est assurée et automatique

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1 - La réversion est assurée et automatique

La réversion, rappelle Femme Actuelle, n’est pas automatique. Elle doit être demandée. Elle n’est pas non plus assurée : il faut répondre à un certain nombre de critères pour y avoir droit.

2 - Il faut forcément toucher la pension de réversion du régime général pour avoir droit à celle du régime complémentaire

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2 - Il faut forcément toucher la pension de réversion du régime général pour avoir droit à celle du régime complémentaire

Il est tout à fait possible de toucher la réversion complémentaire sans avoir nécessairement droit à la pension de réversion du régime général. C’est même assez souvent le cas… puisque ces régimes n’imposent généralement pas de condition de ressource.

3 - Le remariage annule automatiquement la réversion

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3 - Le remariage annule automatiquement la réversion

Le remariage peut effectivement engendrer la perte de la réversion, mais ce n’est pas systématique. Dans l’essentiel des régimes, le plus gros risque de perte de réversion engendré par le mariage est celui d’une hausse des ressources des époux… Laquelle peut engendrer un dépassement du plafond permettant de prétendre à la réversion. Renseignez-vous auprès du ou des régimes de votre défunt conjoint.

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4 - Le salaire et la pension de retraite sont les seuls revenus qui comptent pour si l’on est éligible à la réversion

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4 - Le salaire et la pension de retraite sont les seuls revenus qui comptent pour si l’on est éligible à la réversion

Les différentes sources de revenus du demandeur ou de la demandeuse de la pension de réversion font l’objet d’une analyse. Le patrimoine aussi est examiné, rappelle Femme Actuelle.

5 - Le montant de la réversion ne peut pas évoluer

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5 - Le montant de la réversion ne peut pas évoluer

Le montant de la revalorisation n’est pas fixe : comme celui des retraites, il est revalorisé annuellement pour tenir compte de l’inflation.