Ancien Premier ministre de la République française, Manuel Valls bénéficie à vie de plusieurs avantages financiers. Inventaire. 
AFP

Manuel Valls n’est plus le Premier ministre. Il a officiellement remis sa démission à François Hollande mardi et est depuis considéré comme un retraité du gouvernement. Mais après deux ans et huit mois passés à Matignon, il va conserver certains avantages financiers.

Tout d’abord, Manuel Valls va continuer à percevoir son indemnité de chef du gouvernement pendant trois mois. Pour rappel, celle-ci avait été fixée à 14 910 euros bruts mensuels par François Hollande au moment de son arrivée au pouvoir. Le président socialiste avait alors appliqué une baisse de 30% de la rémunération des Premiers ministres ( contre 21 300 euros bruts mensuels). Son ancien bras droit au sein de l’exécutif va donc empocher 44 370 euros bruts. Notons également qu’avant les mesures mises en place par l’actuel chef de l’Etat, les ex-chefs de gouvernement continuaient de percevoir leur indemnité pendant six mois, soit un total de 127 800 euros.

A lire aussi Manuel Valls candidat : les obstacles qui l’attendent

Des avantages qui coûtent cher

En plus de cette coquette somme, Manuel Valls disposera également d’une protection policière et d’une voiture avec chauffeur pour ses déplacements, énumère encore le portail d’actualités, et ce, quand bien même il reprendrait une activité politique. Ainsi Alain Juppé a pu profiter d’un chauffeur payé par l’Etat pour sillonner la France pendant sa campagne pour la primaire de la droite et du centre, de même que Dominique de Villepin pour le compte de sa société, précise Mediapart. Un dernier avantage qui coûte plusieurs milliers d’euros chaque année à la France. "Coût de l’opération : 97 000 euros pour Villepin, 102 000 euros pour Alain Juppé (…) 89 000 euros pour Jean-Pierre Raffarin (…) 75 000 pour Jean-Marc Ayrault" en 2014, écrit le site d’investigations.

En vidéo – Manuel Valls candidat à la primaire du PS : son discours à Evry

Vidéo : Manuel Valls candidat à la primaire du PS : son discours de candidature