Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, vient d'adresser aux préfets un message d'alarme. Selon lui, la criminalité reprend avec intensité depuis les débuts du déconfinement.
Faut-il craindre une France plus violente que jamais, au terme du déconfinement ?AFP

Réouverture des restaurants et des lieux publics, redécouverte de la liberté perdue… Dans bien des esprits, le déconfinement s’accompagne essentiellement de bonnes nouvelles : il est désormais possible de revoir ses proches autour d’un verre en terrasse et bientôt le couvre-feu ne sera plus qu’un mauvais souvenir ; sauf imprévu bien sûr. Pour autant, il serait naïf de croire que le retour progressif à la vie normale ne compte que des aspects positifs. Cela fait des mois, désormais, que le ministre de l’Intérieur s’inquiète de la montée de la violence dans l’Hexagone. Le vendredi 4 juin 2021, Gérald Darmanin signait donc un télégramme adressé aux préfets de France pour s’en alarmer, rapporte Le Figaro.

"Depuis le début de l’année, nous assistons au développement de faits extrêmement violents", écrit le transfuge de la droite, pour qui cette situation est probablement liée "aux conséquences de la crise sanitaire dont notre pays est en train de sortir". Il pointe donc du doigt "une progression de 20% des faits de violences intrafamiliaux" et la "multiplication de faits graves de violences intra conjugales (homicides et tentatives d'homicides)" mais aussi la forte augmentation des interventions menées par le RAID ou le GIGN contre des "forcenés". Sans oublier, bien sûr, d’autres formes de criminalités moins inquiétantes…

Progression des violences : de quoi Gérald Darmanin s’inquiète-t-il exactement ?

Les voyants virent au rouge d’après Beauvau, résument donc nos confrères. Le ministre, notent-ils encore, ne cache pas son angoisse après "l’augmentation de 28% des violences à l’encontre des services de sécurité, de santé et de secours" au plein cœur d’un "contexte de stabilité générale des violences urbaines". "Ces faits et leur gravité doivent appeler une réponse forte pour autant différente du traitement de la délinquance de droit commun", estime donc Gérald Darmanin, qui appelle à la contribution des fonctionnaires auxquels il écrit. Mais comment expliquer une telle montée des scènes de ce genre ?

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