Philippe Bouvard : à 96 ans, l'animateur star révèle être devenu "quasi sourd et aveugle"

Publié par Julien Pinardi
le 04/04/2026
Philippe Bouvard
abacapress
À 96 ans, l'emblématique animateur des Grosses Têtes brise le silence sur sa santé déclinante, assumant avec lucidité une surdité progressive et une quasi-cécité.

Retiré à Cannes à l'écart de l'agitation parisienne avec son épouse Colette, la figure historique de la station RTL affronte les épreuves de la vieillesse avec une résilience remarquable, toujours teintée d'humour noir. S'il a dû tourner le dos aux studios d'enregistrement après une carrière exceptionnelle, l'homme de radio continue de porter un regard aiguisé sur son propre déclin.

Un naufrage sensoriel et des maux quotidiens

La perte brutale de sa vue est intervenue de manière inattendue. "J’étais un jour au casino de Monaco, et subitement, tout est devenu noir. [...] Ça fait cinq ans et ça n’a jamais repris", explique-t-il avec précision lors d'une interview accordée à TV5 Monde. Le diagnostic de quasi-cécité l'empêche de lire ou de se déplacer sans assistance. À ce mal s'ajoute une surdité particulièrement prononcée obligeant ses proches, dont Michel Drucker, à hausser le ton. "Je suis devenu presque sourd et presque aveugle", confie-t-il.

Le soutien de Colette sous le soleil de Cannes

Face à la maladie, le nonagénaire se repose sur la présence de Colette, son épouse depuis 1953 et véritable roc de leur quotidien azuréen. La famille reste soudée autour de lui, avec les visites fréquentes de ses filles, Dominique et Nathalie, mais aussi de ses petits-enfants et arrière-petits-enfants. Bien que diminué, il conserve son appétit pour les plaisirs de la table et continue de se rendre au restaurant, d'après les informations de Purepeople. "Ma vue est basse, mon ouïe laisse souvent à désirer, mais pour le reste, la mémoire est intacte", assure-t-il.

Une retraite médiatique dictée par la fatigue

En janvier 2025, un communiqué de RTL a officialisé son départ définitif des ondes après soixante années de carrière. Ne pouvant plus utiliser de clavier d'ordinateur, l'écrivain a poursuivi pendant quelques mois son travail en dictant ses chroniques, notamment pour le magazine VSD, avant de devoir lever le pied, comme le soulignent ses collaborateurs. Ce retrait forcé s'étend à ses loisirs : il a dû renoncer à sa passion historique pour le poker, un vice ancien qui l'animait, car il ne distingue plus les cartes du croupier.

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Un regard sans tabou sur sa propre fin

Fidèle à son esprit caustique, l'ancien animateur refuse de s'apitoyer sur son sort. Il analyse l'approche de la mort avec une étonnante curiosité philosophique. Sa vivacité d'esprit demeure totale, comme l'atteste Vincent Perrot sur Buzz TV, confirmant que sa répartie n'a rien perdu de son piquant. "Comment je vais ? C'est une série de handicaps. 96 ans, ce n'est pas une réussite, sauf si on se réjouit d'avoir une place assise dans les transports", ironise-t-il face à Cyril Viguier sur TV5 Monde.

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