Alain Duhamel, 85 ans, cash sur sa mort : "Je n'ai pas envie de vieillir dans un fauteuil"

Publié par Matthieu Chauvin
le 19/01/2026
Alain Duhamel
Capture vidéo
Capture © BFM TV
Invité sur BFMTV ce 18 janvier 2026, l'éditorialiste politique de 85 ans a stupéfié le plateau par sa franchise désarmante. Alain Duhamel a évoqué sans détour son rapport à la mort et son refus catégorique de l'inactivité, dévoilant les coulisses d'une fin de carrière sous haute surveillance conjugale.

Alain Duhamel, figure tutélaire du journalisme politique français, n'a jamais eu la langue dans sa poche. Mais ce 18 janvier 2026, face à François Gapihan sur BFMTV, le "monstre sacré" de l'édito a troqué l'analyse des sondages pour une introspection bouleversante sur sa propre fin. Alors qu'il était invité pour évoquer sa longévité exceptionnelle et un documentaire qui lui était consacré, l'homme de 85 ans a jeté un froid, mêlé d'admiration, en abordant la seule échéance qu'il ne peut commenter à l'avance : sa mort.

Pourquoi refuse-t-il de vieillir dans un fauteuil ?

L'échange devait initialement tourner autour du documentaire Alain Duhamel, la retraite moi jamais ! sur France 5, une œuvre retraçant son parcours hors normes. Pourtant, c'est une confession bien plus intime qui a capté l'attention. Sans ciller, l'éditorialiste a livré le fond de sa pensée : "J'aimerais bien mourir assez vite." Une phrase choc qui a laissé le plateau stupéfié.

Loin d'être un aveu de dépression, cette déclaration traduit en réalité une soif de vie paradoxale. Pour lui, exister signifie agir. Il a ainsi explicité sa hantise absolue : la dépendance et l'ennui. "Je n'ai pas du tout envie de vieillir dans un fauteuil", a-t-il martelé. Cette image du patriarche immobile observant le monde sans pouvoir y participer est son cauchemar ultime : il préfère une sortie de scène rapide.

La politique est-elle son seul moteur ?

Pour comprendre cette position radicale, il faut saisir ce qui anime cet homme qui a vu défiler tous les présidents de la Ve République. Alain Duhamel lie sa confidence sur sa fin de vie à sa capacité intellectuelle intacte. Pour le journaliste, la vie ne vaut d'être vécue que si elle est synonyme de passion active.

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"Pour moi, c'est intéressant de vivre si on est actif, qu'on continue de participer à l'univers qui vous intéresse le plus, qui, en ce qui me concerne, est l'univers politique", a-t-il confié, rapporte Purepeople. Il pose ainsi une condition sine qua non à son existence : le jour où la flamme s'éteindra, lui aussi souhaite s'éteindre. "Le jour où je n'aurai plus une passion pour la vie politique, j'espère que je mourrai !", lance-t-il comme une promesse à lui-même. C'est pourquoi, fondamentalement, l'idée de la retraite reste un concept totalement étranger à sa nature profonde.

Quel rôle sa femme a-t-elle joué dans ce choix ?

Si l'éditorialiste affiche une telle détermination, il a tout de même dû concéder du terrain. En septembre 2024, il annonçait sa "dernière saison" quotidienne, marquant un tournant au vu de son âge et sa carrière politique fleuve. Mais cette décision ne venait pas entièrement de lui. C'est son épouse, la cheffe d'orchestre France Boeswillwald, qui a tiré la sonnette d'alarme.

Elle menaçait de voir "tout se dérégler" s'il ne levait pas le pied. Par amour et par raison, il a accepté de passer de douze heures de travail par jour à "davantage deux heures". Depuis l'été 2025, il se contente d'une présence hebdomadaire sur BFMTV et RTL. Une "fausse retraite" qui lui permet de rester en vie, au sens propre comme au figuré, sans risquer le fauteuil qu'il redoute tant.

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