Gérald Thomassin, acteur césarisé en 1991, est porté disparu depuis une quinzaine de jours. Accusé de meurtre en 2013, la star devait se rendre à une convocation judiciaire fin août dernier. Qui est cet acteur français qui s'est volatilisé ?

Gérald Thomassin, un acteur français repéré à la DDASS

Âgé aujourd’hui de 45 ans, l’acteur français s’est fait connaître du grand public en 1990 alors qu’il n’a que 16 ans. C’est dans un foyer de la DDASS qu’est organisé un casting pour trouver l’acteur principal du nouveau film de Jacques Doillon, Le Petit Criminel. Le jeune homme est alors retenu pour le rôle alors qu’il ne faisait qu’accompagner l’un de ses amis pour l’audition. Grâce à ce rôle presque sur-mesure, l’adolescent remporte en 1991 le César du meilleur espoir masculin, lui permettant dans la foulée d’entrée dans le monde du cinéma.

Il se voit proposer quelques rôles au cinéma bien qu’il mène sa nouvelle carrière d’artiste avec une certaine désinvolture. Alors qu’il est de nouveau choisi par Jacques Doillon pour jouer dans son film Le Premier Venu en 2008, Gérald Thomassin est à deux doigts de lui faire faux bon avant le tournage : “Je ne sais pas finalement si ce métier de comédien lui dit grand-chose. À un mois du tournage du Premier Venu, il ne voulait plus le faire. Gérald n'aime pas le travail de toute façon, il a du mal à se concentrer, rechigne à apprendre des textes. Mais il fonctionne en revanche à l'amitié. Si on la lui offre, s'il sent qu'on a besoin de lui, il vous la rend au centuple et est capable de donner des choses extraordinaires, d'atteindre une liberté inimaginable. Le plaisir de l'autre compte plus alors que le sien propre”, rapporte le réalisateur au Monde.

Nicolas Klotz, cinéaste du film Paria sorti en 2001, connaît également le passé et les tourments de l'acteur : “Gérald est non seulement l'un des acteurs les plus amicaux et disponibles que je connaisse, mais c'est aussi l'un des plus grands du cinéma français, qui ne l'utilise pas assez. Ce qu'on a immédiatement avec lui et qui est très rare, c'est le côté documentaire, authentique, et le côté fiction, sensibilité. Il me fait l'effet d'un gaz rare, qui s'exprime bien à une certaine altitude, et qui peut brusquement exploser si on redescend. C'est la même chose sur la distance du tournage : il commence très fort, puis se dissout à mesure que la famille du film s'éparpille, et retombe dans ses problèmes de drogue. C'est très douloureux, et c'est pourtant la vie de Gérald, qui est déjà tellement du cinéma”, rapporte Le Monde.

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