La mise en place de la retenue à la source change drastiquement le rapport des Françaises et des Français à l'impôt. Dorénavant, c'est à vous de moduler votre taux de prélèvement. Récapitulatif des détails importants.

Gérald Darmanin a de quoi être fier. Le ministre de l'Action et des Comptes publics a en effet su mettre en place un système de retenue à la source et a largement bousculé le rapport des Françaises et des Français à l'impôt. Dorénavant, ils sont taxés en temps réel, rappelle Capital qui revient en long, en large et en travers sur les modalités exactes du taux de prélèvement. Comme l'explique le mensuel spécialisé en économie, il s'agit d'un passage essentiel pour mieux contrôler son imposition.

Il est donc important de l'actualiser dans de multiples cas. Une telle démarche passe mécaniquement par une connexion à son espace personnel sur le site de l'administration fiscale (impots.gouv.fr). Une fois sur place, les internautes soucieux d'adapter leur taux de prélèvement devront opter pour la rubrique bien-nommée « Gérer mon prélèvement à la source ». Gardez en tête, cependant, que toute actualisation prendra au moins deux mois à se répercuter sur votre fiche de paie ou votre bulletin de pension. Par ailleurs, compte tenu du contexte fiscal de l'année passée, les évolutions enregistrées en 2019, exception faites de celles relatives à changement de situation familiale, doivent être reconfirmées en 2020.

Dans quel cas devriez-vous actualiser votre taux d'imposition ?

Autre question essentielle : quand il faut-il opter pour une actualisation de son taux ? Plusieurs scénarios le justifient. C'est le cas, comme expliqué précédemment, d'un changement de situation familiale. En cas de mariage ou de PACS, par exemple, il peut être pertinent d'en alerter les autorités compétentes. Ce n'est pas obligatoire, mais cela permet généralement de bénéficier d'un taux mutualisé, souvent plus avantageux. Par ailleurs, il n'y a pas à calculer quoique ce soit, puisque c'est le fisc qui s'en occupe, sur la base de vos dernières déclarations individuelles. Il transmet ensuite votre nouveau taux aux organismes concernés.

En cas de divorce, ou de séparation, il faudra cependant fournir une estimation des revenus perçus à titre individuel durant l'année en cours. Les éventuelles pensions alimentaires, mais aussi la garde d'enfant(s), seront prises en compte pas le fisc. Si, en revanche, votre foyer fiscal grandit après une naissance, le fisc ajoutera une demi-part de quotient familial par enfant (une part complète en cas de parent seul, ou si le foyer doit déjà en prendre deux autres en charge). Il faut cependant prévenir l'administration fiscale.

Que faire si mon revenu baisse ?

Parmi les autres cas récurrents, la baisse – ou la hausse de revenus – impliquent des démarches spécifiques. Si votre train de vie chute, il faudra prévenir le fisc en demandant l'actualisation de votre taux, mais n'oubliez pas de fournir une estimation des montants que vous pourriez être amenés à percevoir. Si la régression de vos revenus implique une baisse d'impôt inférieure à 10%, la demande sera rejetée. A l'inverse, pas de restriction si vous souhaitez revoir votre taux de retenue à la hausse, indique Capital.

Si votre taux s'avère trop élevé à la suite d'une déclaration de votre employeur – ou de l'organisme en charge du versement de votre pension – c'est à lui de régulariser la situation. Enfin, il vous est aussi possible de renoncer à certains avantages fiscaux si vos dépenses diminuent.

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