Séquestration et torture d'une adolescente de 15 ans près de Lyon : l'effroi des habitants

Publié par Matthieu Chauvin
le 28/01/2026
Adolescente déprimée
Istock
Ce mercredi, le parquet de Lyon a ouvert une information judiciaire pour "acte de torture et de barbarie" à l'encontre des cinq jeunes soupçonnés d'avoir séquestré et violenté une adolescente de 15 ans. Parmi eux, figurent trois adolescentes, ce qui interroge sur l'évolution de la violence dans notre pays.

L'affaire suscite l'effroi dans la banlieue lyonnaise. Après le calvaire enduré par une jeune fille dans la nuit de dimanche à lundi, l'enquête progresse rapidement sous la direction du parquet. Les détails qui émergent révèlent un déchaînement de violence rare, poussant la justice à retenir les qualifications les plus lourdes pour les mis en cause, dont quatre sont mineurs.

Un quartier sous le choc

Tout a basculé dans la nuit du 25 au 26 janvier. Une adolescente de 15 ans a été transportée d'Annecy jusqu'à Oullins-Pierre-Bénite par son ex-petit ami accompagné de complices, dont trois jeunes filles. Le calvaire s'est déroulé dans le huis clos du sous-sol d'immeuble. La victime a finalement réussi à s'enfuir vers 5h10 du matin, découverte en état de choc par des témoins. Ce drame contraste violemment avec la réputation des lieux. Selon Le Figaro, les riverains décrivent un environnement habituellement paisible : "Ce n'est pas un quartier qui craint."

Des sévices d'une extrême cruauté

Les premières constatations médicales glacent le sang. Une source proche du dossier évoque un véritable "déchaînement de violences" et des "sévices horribles." La jeune fille présente une plaie par couteau à la cuisse, de graves brûlures et des lacérations dans le dos, infligées après avoir été déshabillée. Ses bourreaux auraient même vidé un extincteur sur elle. Circonstance aggravante rapportée par CNews, ces scènes de torture auraient été filmées par les agresseurs.

Une qualification juridique lourde

Face à la gravité des faits, la réponse pénale est immédiate. Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour "arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire avec acte de torture ou de barbarie." Le parquet retient également l'"extorsion avec arme", le téléphone de la victime ayant été dérobé. Cette qualification spécifique souligne la volonté délibérée d'infliger une douleur aiguë et une souffrance physique ou mentale, bien au-delà de simples violences volontaires.

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Des mineurs au cœur de l'enquête

Le profil des suspects interpelle par sa jeunesse. Quatre mineurs âgés de 14 à 17 ans sont impliqués, dont l'ancien petit ami de la victime et sa nouvelle compagne. Ils sont soupçonnés d'avoir participé activement aux violences. Un majeur de 19 ans a également été interpellé. Selon les informations de Lyon Mag, il aurait conduit le groupe sur les lieux mais serait "non impliqué au même degré" dans les sévices. Le parquet a requis son placement sous contrôle judiciaire.

Des vidéos comme preuves accablantes

La procédure s'accélère avec la présentation des cinq suspects à un magistrat instructeur mercredi 28 janvier. L'enquête technique s'annonce déterminante. Les vidéos retrouvées dans les téléphones des mis en cause constituent des éléments matériels cruciaux pour matérialiser la séquestration de l'adolescente à Lyon et confirmer la nature des actes commis.

La détention provisoire requise

Pour les quatre mineurs, le parquet a requis la détention provisoire. Cette mesure vise à garantir leur maintien à disposition de la justice et, surtout, à éviter toute pression sur la victime ou concertation frauduleuse. Malgré leur jeune âge, les peines encourues par les mineurs pour torture peuvent être très lourdes, la justice prenant en compte l'extrême gravité des actes qualifiés de barbares.

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