Après des années passées à s'échiner au travail, certains retraités Français n'ont tout simplement pas droit à leur retraite. C'est ce qui est arrivé à ce pauvre homme qui ne sait pas comment il va vivre à l'avenir.
Retraite : ces cas effrayants dans lesquels on peut vous en priverIllustrationIstock

Quarante-cinq ans à s’esquinter au travail, et tout ça pour rien ? C’est peu ou prou ce à quoi ressemble le récit de Gilles Pernot, 60 ans, à qui on refuse purement et simplement le droit à la retraite. Le pauvre homme, dont le l’infernal périple est narré avec force de détails par nos confrères du Républicain Lorrain qui ont pu le rencontrer à plus d’une reprise, a commencé sa carrière très tôt : il n’avait que 15 ans quand il est embauché la première fois par Bata, une entreprise Tchèque spécialisée dans la fabrication de chaussures.

Fatigué par toutes ces années de travail, après un long parcours notamment fait de reconversions, il décide de liquider ses droits il y a environ un an. Un choix judicieux, puisque le pauvre homme souffre d’une maladie qui l’empêche de travailler - le fameux burn-out - mais que son arrêt ne saurait être renouvelé. Les médecins qui l'ont consulté sont unanimes : il doit organiser sa cessation d’activité. "Ils m’ont dit que je devais obtenir ma retraite", explique-t-il, "à cran" d’après le quotidien régional. Hélas, il n’aura droit qu’à des nuits blanches, une angoisse à se ronger les sangs et un coûteux imbroglio administratif.

La caisse de retraite a-t-elle le pouvoir de vous refuser le droit à la retraite ?

Et pour cause : si la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat, secteur privé) accepte de lui verser sa retraite, ce n’est pas le cas de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL). Cette dernière refuse catégoriquement de lui accorder le droit au repos qu’il a pourtant mérité.

Si Gilles Pernot dépend de ces deux caisses, c’est parce qu’au cours de sa longue carrière, il a fini par rejoindre le service public. Ainsi, avant de demander à liquider ses droits, il était agent à l’hôpital de Lorquin (Moselle, Grand-Est). Et, aux yeux du service public au moins, il n’a pas encore fini sa mission : il n’aurait effectué "que" 159 trimestres, affirme la CNRACL. Quand la Carsat lui en trouve pourtant… 173. 

Mais comment survivre sans retraite ? Les solutions proposées par la CNRACL paraissent aberrantes, pour dire le moins. Explications.

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