Tour à tour milliardaire, patron de l’Olympique de Marseille, acteur, détenu... Bernard Tapie est aujourd’hui sous le feu d’une dette de 439 millions d’euros dans l’interminable affaire qui le lie au Crédit Lyonnais. Mais il est parvenu à "s'arranger" avec la justice...

Bien que nombre de médias indiquent que la dette de l’homme d’affaires français vient d’être réduite de 117 millions d’euros, le Consortium de réalisation (CDR) - comprenez : l’organisme public en charge du passif du Crédit Lyonnais - suite au jugement demandant à Bernard Tapie de payer sa dette envers l’Etat, tient à le préciser : la somme dont il doit s'acquitter dans les cinq prochaines années est bien portée à 404 millions d'euros auxquels s'ajoutent des intérêts et des frais de justice. Et si, révèle Marianne, Bernard Tapie clame à qui veut l'entendre qu'il se révèle en "faillite personnelle depuis 1994", il dispose malgré tout d’un patrimoine ultra conséquent porté, selon les dires d’un représentant CDR auprès du Canard Enchaîné, à 200 millions d’euros.

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De là, le calcul est simple. Il est même limpide comme de l'eau de roche. S’il vendait l’intégralité de ses biens et de ses actifs, il lui resterait alors 239 millions d’euros à payer pour éponger sa dette. Mais là encore, tout n’est pas si simple...

Un plan de sauvegarde pour protéger ses biens

Sentant le vent tourner ces dernières années, le "magouilleur adoré par la foule", tel que le souligne RTL, avait demandé il y a près de trois années au tribunal de commerce de Paris de bénéficier d'une procédure de sauvegarde lui permettant de protéger son patrimoine financier et immobilier. Lequel patrimoine est, notamment, régit par la société Financière et Immobilière Bernard Tapie (FIBT). Depuis la requête a été acceptée. Or cette décision de justice constitue une véritable victoire pour Bernard Tapie.

Pour quelle raison ? Parce qu’au-delà de lui permettre d’étaler sur six ans (cinq désormais) l’énorme montant dont il doit s’acquitter, cette décision lui donne surtout à la possibilité de protéger son imposant patrimoine des "affres" de la justice. Tout du moins pour l’instant…

Un patrimoine nébuleux

De fait, selon Marianne, le patrimoine en question est aujourd’hui constitué d'un bel hôtel particulier situé dans le VIIe arrondissement à Paris où il réside. Au programme : pas moins de 1 225 m2, deux garages et un jardin. Prix estimé par Sotheby's ? 105 millions d'euros… A cet édifice, s’ajoute, sur les hauteurs de Saint-Tropez cette fois, une villa de 500 m2 baptisée "La Mandala" (50 millions d'euros).

Son épouse, quant à elle, possède un élégant hôtel particulier à Neuilly (14 millions d'euros) qu’elle a pris l’habitude de louer, précise Marianne. Des bâtisses auxquelles s’ajoutent deux autres biens d’envergure : le Moulin du Breuil d’une part, la propriété Le Gué située à Combs-la-Ville dans l’Essonne, d’autre part, tous deux estimés à 2 millions d'euros.

Mais s’il n’y avait que cela… A ces biens immobiliers, s’adosse le fait que Bernard Tapie soit toujours à la tête du groupe de presse "La Provence" et qu’il dispose de comptes bancaires dont les compteurs se révèlent plus qu’au beau fixe. Comptez 20 millions à l’UBS, 34 millions à la Société Générale et un contrat d’assurance vie dont le montant est estimé à 43 millions d’euros…

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Difficile, concède son administrateur judiciaire, dans ces conditions, de se retrouver dans cette "nébuleuse" patrimoniale et financière. Toujours est-il que, dette ou pas dette, ce patrimoine colossal se révèle, pour l’heure, préservé. Jusqu’à quand ?

En vidéo - Bernard Tapie renvoyé en correctionnelle


 

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