Les “liens cachés” : cette nouvelle technique utilisés par les vendeurs de contrefaçons IllustrationIstock
Sur internet, les anarques à la contrefaçon prolifèrent. La dernière en date vous alpague sur sur Whatsapp ou Telegram. Quelle est cette nouvelle technique et comment l'éviter ? On vous en dit plus.
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Un lien suspect arrive sur votre messagerie Whatsapp ? Méfiez-vous, car il pourrait bien s'agir de la dernière technique des vendeurs de contrefaçons pour vous refourger leur marchandise. Des  boucles "censées être dédiées à des échanges de bons plans sur AliExpress, qui sont en réalité des annonces de produits contrefaits", alerte le site France info .

De nombreux vendeurs de contrefaçons de produits de luxe, profitent en effet de la période de promotions d'avant fêtes pour occuper le terrain. Parmi les annonces proposées, des Sac Louis Vuitton pour 56 euros. Tout commence sur Whatsapps ou Telegram, où des revendeurs vous ajoutent à des groupes dédiés. Via ces messages, toutes les démarches vous sont indiquées pour acheter des faux sacs de luxe pour une cinquantaine d’euros.

Le principe est simple. Les vendeurs qui ont obtenu l'accréditation pour vendre sur Aliexpress, vous renvoie sur une vente via Aliexpress, mais le produit affiché n’a en fait absolument rien à voir (une nappe de table par exemple).

La raison ? Éviter de se faire démasquer par la plateforme. Au moment du paiement, vous devez renseigner un code, également fourni via Whatsapps. Lorsque vous recevez votre commande, vous obtenez bel et bien le faux produit de luxe que vous avez demandé, alors que vous avez aux yeux d’Aliexpress acheté une nappe. C’est ainsi ce qu’on appelle un “lien caché”. 

Quels risques pour les acheteurs ? 

Un rapide point sur la contrefaçon s’impose. Elle signifie selon le site officiel economie.gouv.fr en la reproduction “ou de façon générale à utiliser une marque, un brevet, un dessin, un modèle ou une oeuvre, sans l’autorisation du titulaire des droits, (qui) conduit à affecter l’image de la marque”. Bien souvent pour l’arnaque évoquée précédemment, les clients ont conscience qu’ils achètent des contrefaçons, considérées comme un délit aux yeux de la loi.

Les sanctions pénales peuvent aller jusqu’à “300 000 euros d’amende et trois ans de prison”, aussi bien pour les vendeurs que pour ces détenteurs de marchandises de contrefaçon. Néanmoins, ce type de condamnation reste rare, pour ne pas dire quasi inexistante. Mais alors, pourquoi ces annonces sont toujours présentes sur la plateforme ? 

Pourquoi ces annonces frauduleuses subsistent ? 

Aliexpress, d’origine chinoise, ne serait pas suffisamment attentif à la lutte face aux contrefaçons : “ Amazon fermerait beaucoup plus vite les comptes de vendeurs de contrefaçons, les entreprises américaines ou françaises répondent à des règles différentes de celles de la Chine.” évoque un expert en cybersécurité. Une aubaine pour les vendeurs de contrefaçons, qui peuvent alors continuer leur commerce avec une certaine facilité. Alieexpress en guise de réponse indique avoir signalé 168 comptes entre 2022 et 2023, un chiffre qui semble bien minime. Comment faire face aux contrefaçons ? 

Suivez ces conseils pour lutter contre les contrefaçons

Toujours selon le site officiel économie.gouv.fr, il existe de nombreux indices susceptibles de vous mettre la puce à l’oreille face aux arnaques en ligne : 

  • Vérifiez les avis et les notes du vendeur en ligne directement sur le site de la vente 
  • Si un article de luxe vous est proposé à un prix bien en deçà que le prix officiel, il est fort probable qu’il s’agisse d’une contrefaçon. 
  • Les produits de contrefaçon sont susceptibles de présenter des défauts : imperfection sur les coutures, les motifs ou encore finitions douteuses.