Vers une perte de pouvoir d'achat pour les retraités ? Si, comme proposé en juillet dernier par divers partenaires sociaux, la revalorisation des pensions s'effectuera à un niveau un niveau inférieur à l'inflation, cela pourrait bien être le cas. Voici les hypothèses étudiées.
Agirc-Arco : gel, revalorisation... Les scénarios pour le 1er novembreIllustrationIstock
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13 millions de retraités du privé pourraient se sentir bernés. Selon un accord national interprofessionnel (ANI) de 2019, la revalorisation de la valeur de service du point, servant à augmenter les retraites, repose actuellement sur l’inflation hors tabac, précise la note de conjoncture de l’Insee en juin. Elle était de 1,4% en juin 2021. Le conseil d'administration de l’Agirc-Arrco, composé de plusieurs partenaires sociaux, a la possibilité de faire évoluer cette revalorisation de plus ou moins 0,2 point. Or, jugeant les finances du régime en danger dans les mois à venir, le patronat et deux syndicats (CFDT et CFTC) ont proposé en juillet dernier, via un avenant à l’accord de 2019, de sous-indexer les pensions durant deux ans (jusqu’à 0,5 point en dessous de l’inflation). Pour l’heure, seuls ces deux organisations syndicales l’ont signé. Les trois autres, la CFE-CGC, la CGT et FO l’ont refusé, rapporte Capital.

Sous-indexation de la retraite complémentaire : l’avenant peut entrer en vigueur sans la totalité des signatures

La non-signature de ces trois organisations syndicales, qui représentent plus de 50% des voix, ne permettra toutefois pas de bloquer l’entrée en vigueur de l’avenant. En effet, au sein des statuts de l’Agirc-Arrco, afin qu’un avenant soit considéré comme nul, 50% des voix des organisations syndicales doivent le refuser. Ne pas signer ne suffit donc pas.

Si le choix de la CFE-CGC est encore certain, son président, François Hommeril, donnera sa décision définitive ce mardi 21 septembre. “Nous étudions toutes les solutions pour faire tomber l’avenant, mais il est un peu tôt pour en donner les détails”, indique de son côté Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT. Le syndicat de Force ouvrière, qui ne souhaite pas signer l’avenant, devrait ne pas le contester. Son seul refus pourrait donc suffire à le valider.

Quand devront-ils prendre une décision définitive ?

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