Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à constater de l'apparition de petits trous dans leurs t-shirts quasi neufs. Contrairement aux idées reçues, les mites ne sont pas forcément fautives.
Non, les mites ne sont pas (les seules) responsables des petits trous dans vos t-shirtsIstock

Avez-vous déjà remarqué la présence de petits trous dans vos t-shirts ? Si tel est le cas, votre premier réflexe a probablement été d’accuser de soi-disant mites cachées dans vos armoires. Pour autant, les mites sont principalement attirées par la kératine, une protéine naturelle présente dans la laine, la soie et la fourrure. Les vêtements en coton, en lin ou en matière synthétique les intéressent, eux, beaucoup moins. Après vérification, il se peut donc que le problème ne vienne pas des mites mais des matières utilisées pour fabriquer vos t-shirts.

En effet, selon une récente enquête du magazine 60 millions de consommateurs, l’industrie du textile utilise des tissus de plus en plus légers. Une pratique qui permet aux marques de réaliser des économies d’échelle tout en répondant aux besoins de leurs clients. "Les t-shirts légers avec un effet flammé, c’est-à-dire avec une densité plus ou moins importante selon les endroits, sont très à la mode. Cet effet plus transparent et aérien nécessite un tricotage du fil avec des boucles peu serrées, ce qui rend les t-shirts moins résistants. Le moindre frottement avec une aspérité peut alors provoquer un trou", explique Fabienne Loiseau, journaliste à 60 millions de consommateurs.

Du fait de sa proximité avec la boucle de la ceinture, la zone du nombril est ainsi particulièrement exposée. Idem pour la zone de la nuque. Par exemple, le port d’un pull avec une étiquette rigide a tendance à accroître la fréquence des frottements sur l’arrière du t-shirt, et donc à favoriser l’apparition de petits trous.

Pour éviter les trous : privilégiez la qualité à la quantité

Si l’argument de satisfaire les afficionados de la mode permet aux marques d’utiliser des matières toujours plus légères, quelques techniques permettent néanmoins d’éviter les déconvenues. "Avant d’acheter un t-shirt, il est possible d’en examiner la maille par transparence, à la lumière du jour. Plus la maille est serrée, plus elle est résistante, indique Fabienne Loiseau. Le grammage, c’est-à-dire la densité du tissu, est également une information très importante. Au-dessous de 140 g/m2, il y a un risque car le tissu peut être considéré comme trop léger".

Une information qui n’est toutefois que rarement fournie par le fabricant. "Vous pouvez la demander au vendeur, pour peu qu’il le sache. Le cas échéant, vous pouvez parfois la trouver sur Internet. Si vous n’obtenez pas de réponse, le mieux est de vous rediriger vers des marques qui sont plus transparentes avec leurs consommateurs et qui privilégient la qualité", conseille la journaliste.

Pour rappel, si le marché de la mode est l’une des industries les plus lucratives, il est également l’une des plus polluantes au monde. En août dernier, François Henri-Pinault, PDG du groupe Kering (Gucci, Yves Saint Laurent, Boucheron…), a présenté le "Fashion Pact", un texte non-contraignant réunissant une trentaine d’industriels du textile et de l’habillement, avec pour objectif de réfléchir à une mode plus durable. Un premier pas vers une démarche plus éco-responsable.

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