Jean Imbert : nouvelles révélations sur son comportement violent avec les femmes

Publié par Julien Pinardi
le 27/03/2026
Jean Imbert
abacapress
© Castel Franck/ABACA
Le dernier numéro de "Complément d’enquête", diffusé ce jeudi 26 mars 2026 sur France 2, ébranle l'image de gendre idéal de Jean Imbert. Entre témoignages d'anciennes serveuses dénonçant des insultes humiliantes et récits de violences en cuisine, l'enquête lève le voile sur les méthodes de management brutales du chef étoilé.

Le prodige des fourneaux se retrouve aujourd'hui au cœur d'un scandale retentissant qui écorne sérieusement son prestige. L'enquête du service public fait suite à une série de plaintes d'anciennes compagnes dont l'ex-Miss France Alexandra Rosenfeld, et ouvre la porte des arrière-cuisines pour révéler un quotidien professionnel sous haute tension.

Le choc "Complément d’enquête" : deux visages pour un seul chef

Diffusée le 26 mars 2026, l'émission de France 2 intitulée "Chefs vraiment top ? Enquête sur les nouvelles stars de la cuisine" dresse un constat saisissant. Les journalistes mettent en exergue le contraste vertigineux entre le glamour affiché sur les réseaux sociaux et la dureté des brigades dirigées par l'ancien vainqueur de Top Chef. Le baromètre de l'ambiance semblait se mesurer dès l'arrivée du cuisinier. "Quand on voit sa voiture se garer en double file devant le restaurant, à la façon dont il claque sa porte on sait s'il va être de bonne humeur ou de mauvaise humeur", se souvient Laura, ancienne serveuse interrogée par le magazine. "Il faut trois minutes pour se préparer psychologiquement : 'ok, qu'est-ce qu'on va se prendre aujourd'hui ? Est-ce que ça va être Jean gentil ou Jean méchant'."

Le témoignage de Laura : insultes, déshumanisation et "assiettes qui volent"

Devant les caméras, cette ancienne employée décrit un quotidien rythmé par les brimades. Elle rapporte, selon les extraits cités par Public, l'usage glaçant de surnoms dégradants. Le chef n'aurait "jamais pris la peine d'apprendre le prénom des personnes qui travaillent avec lui en cuisine qui sont d'origine sri lankaise parce que je pense que les prénoms sont peut-être un petit peu longs pour lui et donc souvent c'est 'connard 1', 'connard 2', 'fils de pute 1', 'fils de pute 2'... Il se fait respecter comme ça."  

Quant aux serveuses, relate la jeune femme, il va les appeler "Pute numéro 1, pute numéro 2." Les éclats de voix se mêlaient aux objets projetés avec violence lors des coups de feu. "Il peut crier très fort quand il n'est pas content de quelque chose, il peut jeter les assiettes...", précise Laura. 

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Une "culture de la peur" dénoncée par d'anciens collaborateurs

Le malaise ne se limite pas à un seul témoignage. Florian, un ex-collaborateur interrogé par BFMTV et relayé par L'internaute, évoque un patron "méprisant, effrayant, qui hurle sans cesse, qui insulte et qui menace." Ce climat toxique rendait les salariés totalement "épuisés physiquement et moralement". L'ironie est d'autant plus frappante quand on se remémore la longue liste de stars internationales, de Robert De Niro à Beyoncé, venues déguster ses plats prestigieux. Pendant qu'il séduisait le tout-Paris à sa table, le chef instaurait en coulisses, selon plusieurs observateurs, un système redoutable visant à rendre ses employés totalement dépendants de lui.

Un chef acculé : entre retrait médiatique et démentis judiciaires

Face à l'ampleur de la tempête, Jean Imbert riposte. Par la voix de ses avocats, il conteste fermement la moindre violence physique ou psychologique. Néanmoins, la pression l'a poussé à faire un pas de côté. "C'est par respect pour les 1000 personnes avec qui je travaille que j'ai pris la décision de me mettre en retrait de mes établissements, le temps que la justice fasse son travail", expliquait-il sur son compte Instagram en août 2025. Ces révélations télévisées agissent aujourd'hui comme un effet boule de neige, s'ajoutant aux récentes plaintes pour violences et emprise déposées par plusieurs ex-compagnes, dont l'ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld.

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