Deux après le meurtre de Patricia Bouchon, la joggeuse retrouvée assassinée à Bouloc près de Toulouse en mars 2011, la justice diffuse le portrait-robot d’un homme qui pourrait être son agresseur.

© AFP

C’est un portrait-robot qui pourrait faire avancer l’enquête. La juge d’instruction Nicole Bergougnan, en charge de l’affaire Patricia Bouchon, la joggeuse de 49 ans retrouvée assassinée en 2011 à Bouloc, près de Toulouse, a décidé de diffuser le portrait-robot de son agresseur présumé : un homme de 30 à 40 ans de type européen, mal rasé et portant un bonnet. La photo a donc été dévoilée à 19 heures dans le journal de France 3 Midi-Pyrénées et dans le quotidien Le Dépêche du Midi. Le parquet de Toulouse espère ainsi « réveiller une réaction de quelqu'un qui ne s'est pas manifesté jusqu'à présent », l’enquête n’ayant pas permis, jusqu’ici, d’identifier l’auteur du meurtre.

Retrouvée un mois et demi après sa disparitionPatricia Bouchon avait disparu le 14 février 2011. Secrétaire dans un cabinet d’avocats toulousain, cette mère de famille était partie de chez elle à 4h30, comme tous les matins, pour faire son jogging. Elle n’est jamais rentrée chez elle. Son corps avait été retrouvé un mois et demi plus tard à 14 km de son domicile, dissimulé dans une conduite d’eau sur une petite route. Elle portait des traces de coups au niveau du crâne et des vertèbres. Depuis, une dizaine de personnes ont été placées en garde à vue et interrogées, mais leurs témoignages n’ont rien donné.  La famille de la victime réclamait depuis longtemps la diffusion du portrait-robot.

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Un témoin clé« Un portrait-robot, surtout s'il repose sur un unique témoignage de quelqu'un qui a vu le conducteur d'un véhicule à 04H30 [...] c'est quelque chose de fragile, à prendre avec beaucoup de précaution » a expliqué Michel Valet, le procureur de Toulouse. Mais « la juge a estimé qu'en l'état actuel de la procédure, il était souhaitable de diffuser ce portrait-robot comme le demande la famille » a-t-il ajouté, précisant que ce document, faute de signes distinctifs suffisants, n’avaient pas permis l’identification claire d’un suspect. La police espère avoir, grâce à lui, de nouvelles pistes et mis en place un numéro vert spécial : 0 800 87 89 32 pour recueillir des témoignages sur cet individu.

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