Jean-Marie Le Pen a posté un tweet, ce lundi matin, dans lequel il se félicite de l’adoption, en Espagne, du projet de loi supprimant presque le droit à l’avortement. 

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Présent sur le réseau social Twitter depuis seulement dix jours, le président d’honneur du Front national crée déjà la polémique. Dans un tweet, posté ce lundi, Jean-Marie Le Pen a approuvé le projet de loi supprimant presque le droit à l’avortement en Espagne.

"Le projet de loi espagnol sur l'avortement prouve que l'on peut agir en la matière avec mesure, intelligence et souci du respect de la vie", a-t-il écrit.

Le nouveau projet espagnol met un terme à la loi de 2010 qui autorise l’avortement jusqu’à 14 semaines et jusqu’à 22 semaines en cas de malformation du fœtus. L’IVG sera désormais autorisé dans seulement deux cas précis : si la grossesse présente un danger pour la vie de la mère ou en cas de viol.

Tel père, telle fille

Marine Le Pen avait déjà fait part de son opinion sur la question de l’IVG lors de la campagne présidentielle de 2012. Elle avait critiqué les "avortements de confort", et avait proposé de ne pas rembourser les interruptions volontaires de grossesse en cas de problèmes budgétaires.

Quelques mois plus tard, c’était au tour de Marion Maréchal-Le Pen, la députée FN du Vaucluse, de déclarer : "ce n'est pas à l'Etat de réparer les inattentions des femmes".

"Bien sûr que ça me choque"

De son côté, le Parti communiste français, a dénoncé le projet de loi espagnol et a parlé d’un "terrible retour en arrière" ainsi qu’"une concession à l'Église et à la droite la plus conservatrice".

Ce dimanche, la ministre des Droits des femmes a fait part de son inquiétude. "Ça m'émeut. Bien sûr que ça me choque", a exprimé Najat Vallaud-Belkacem avant d’ajouter : "j'ai d'ailleurs fait part de ma vive préoccupation à mon homologue espagnol à qui j'ai écrit vendredi".

"C'est assez inquiétant et ça vient illustrer ce que je dis régulièrement, c'est-à-dire que les droits des femmes ne sont jamais acquis", a conclu la porte-parole du gouvernement.

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C’est au président d’honneur du FN que David Assouline a, quant à lui, répondu. Le porte-parole du PS, a regretté que "Jean-Marie Le Pen retrouve une nouvelle jeunesse chaque fois qu'il s'agit d'attaquer l'égalité".

Vidéo : le projet de loi sur l'IVG approuvé en Espagne