Qu'il s'agisse de la disparition de la petite Maëlys, ou d'un braquage qui a mal tourné, difficile de détourner l'œil de la rubrique faits-divers. Certains vont même jusqu'à poursuivre l'enquête de longues années après. Planet a tenté d'en savoir plus sur ce phénomène.
AFP
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Depuis quelques années maintenant, les réseaux sociaux voient fleurir à chaque fait divers pléthore de pages hommage, mais aussi des pages où des internautes font leur propre enquête. Cela a été le cas récemment pour Maëlys, disparue à Pont-de-Beauvoisin en Isère à la fin du mois d’août. Parfois, ces pages sont animées pendant des années. Dominique est notamment administratrice de la page de "Affaires criminelles. Cold case. Disparition. Recherche de Maëlys. Lucas..." Contactée par Planet , elle explique "faire des recherches sur Google et regarder toutes les émissions télé pour en savoir davantage. Sans compter, ajoute-t-elle, sur les échanges dans les groupes". Tout a commencé pour elle avec l’affaire Grégory : "j’étais curieuse de savoir le comment du pourquoi de cette histoire".

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Comme l’explique Sylvianne Spitzer, psychologue et criminologue, les affaires qui concernent les enfants suscitent souvent les réactions les plus enflammées. "Les enfants sont des victimes fragiles et innocentes face à des adultes dont beaucoup estiment qu’ils ne sont pas condamnés à leur juste valeur", explique-t-elle. Le processus d’identification est aussi très fort, comme le précise Jérôme Lichtlé, également psychologue et auteur du blog Dans vos têtes : "L’être humain fait des liens entre sa situation et l’extérieur. Nous fonctionnons par association, c’est comme cela que l’on traite l’information."