Armé d'un couteau, un homme s'est attaqué à la gendarmerie de Dieuze, début février 2020. Il se réclamait de l'Etat Islamique. Depuis son hospitalisation, qui fait suite aux blessures par balle dont il souffre, la piste terroriste est envisagée.
Terrorisme : gendarmerie, marchés... Quels sont les endroits plus à risques ?AFP

"Je salue le sang-froid , le professionnalisme et la réactivité des forces de Gendarmerie qui sont intervenues pour appréhender l'auteur de l'agression commise dans l'enceinte de la caserne de Dieuze. Soutien à l'ensemble des gendarmes et à leurs familles", déclarait récemment le ministre de l'Intérieur, sur Twitter. Christophe Castaner faisait référence à l'assaut mené, lundi 3 février 2020 sur la gendarmerie de Dieuze (Moselle, Grand Est). L'assaillant, rapporte Le Républicain Lorrain, est un stagiaire du centre d'instruction militaire local. Il a 19 ans.

Armé d'un couteau, il a menacé deux militaires avant d'en blesser un à la main. Ce dernier a alors fait usage de son arme et a neutralisé son agresseur de deux balles à l'abdomen. Il est dorénavant hospitalisé et ses jours ne sont pas en danger, à en croire le procureur de Metz. 

Le jeune homme, qui se revendiquait de l'Etat Islamique indique Le Figaro, n'était cependant pas connu des autorités judiciaires avant l'assaut. Il n'était pas non plus fiché S. Si le parquet de Metz a déclaré avoir "bien évidemment pris attache avec le Parquet national antiterroriste de Paris", celui-ci ne s'est pas saisi pour le moment. 

Qu'il s'agisse ou non d'une attaque terroriste, cet assaut n'est pas le premier assaut sur les forces de l'ordre. En 2019, c'est la préfecture de police de Paris qui était visée, rappelle France Inter. Là encore, les motivations de l'assaillant n'étaient à priori pas inspirées par le terrorisme mais davantage par un "délire mystique et suicidaire".

Les commissariats forment-ils des cibles faciles ?

Avant Mickaël Harpon et l'assaillant de Dieuze, en 2012, Mohammed Merah s'en prenait lui aussi aux militaires au cours d'une série d'attentat. Entre le 11 et le 19 mars, il en a tué trois, note Le Figaro. Pour François-Bernard Huyghe, politologue et directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), le choix de ces cibles n'est guère étonnant.

"Naturellement, le choix de la cible par un assaillant en dit long sur ses intentions. Il contribue au message qu'il cherche à envoyer. C'est pourquoi les terroristes s'en prennent aux forces de polices, aux casernes et aux militaires. C'est une façon de s'attaquer aux symboles de l'Etat", explique-t-il, non sans rappeler que "cette stratégie n'est pas nouvelle".

"En outre, les militaires et les forces de l'ordre font des cibles faciles à identifiers qu'elles soient stationnées à un point spécifiques, et donc statiques, où en mouvement si elles portent l'uniforme. Il n'est donc pas interdit de penser que les policiers et les militaires jouent un rôle de paratonnerre pour les citoyens", affirme le spécialiste, auteur de plusieurs livres sur la question terroriste.

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