En 2011, Tristane Banon avait porté plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour "tentative de viol". Ce lundi sur RTL, la journaliste a indiqué qu'elle n'aurait peut être pas nommé explicitement DSK sur le hashtag BalanceTonPorc.
AFP

Il y a six ans, dans la foulée de l'affaire du Sofitel, elle avait porté plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour "tentative de viol". Au micro d'RTL ce lundi, Tristane Banon est revenue sur l'affaire en évoquant le cas d'Harvey Weinstein et le hashtag qui a suivi sur Twitter, #BalanceTonPorc. 

"Il y a un besoin de libérer la parole des femmes. C'est évident", a estimé la journaliste, en poursuivant : "Il y a un besoin de dénoncer des pratiques quotidiennes qui sont presque admises, qui ne tombent pas nécessairement sous le coup de la loi, mais qui sont ultra-violentes pour les femmes. Il y a un besoin que ça sorte. (...) Ce hashtag permet de mettre le curseur sur des pratiques du quotidien, de montrer et d'expliquer aux gens que ce n'est pas normal". 

Tristane Banon a également indiqué qu'elle n'aurait pas forcément dénoncer Dominique Strauss-Kahn sur Twitter, en expliquant : "Je ne sais pas. Dans mon cas, il s'agissait d'actes qui tombent sous le coup de la loi. Dans l'idée de #BalanceTonPorc, ce sont vraiment les actes et agressions du quotidien qui peuvent être terriblement vécus (...) mais pas condamnables par la loi"

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"Le seul moyen pour faire passer ce message"

En 2016, à l'occasion de la nouvelle version du magazine érotique PlayBoy, Tristane Banon avait décidé d'y publier un manifeste qui revendique le droit aux femmes violées de se réapproprier leur féminité.

Mais la démarche a été très critiquée car le texte était accompagné de photos sexy de la romancière. Invitée de "La Nouvelle Edition" sur C8, Tristane Banon avait voulu justifier son action dans le magazine érotique : "Si on ne tape pas très fort, aucun média ne prend le risque de s'engager dans ce combat-là. Quand on est une femme qui a été agressée sexuellement il faut avoir l'air de la victime idéale. Quand j'allais en soirée, ne serait-ce qu'avec un décolleté et des talons hauts, j'ai eu des réflexions de gens qui me disaient 'Tiens, tu n'as pas l'air si traumatisé quand même'. J'ai reçu plein de messages de femmes qui me disent merci de parler de ce sujet car depuis qu'elles ont été agressées, elles portent des cols roulés, même en été".

Pour Tristane Banon, le magazine était "le seul moyen pour faire passer ce message. Et c'est important pour ces femmes là. Le problème, c’est que tous les autres moyens, personne ne vous laisse les faire. On ne vous écoute pas." Ce n'était pas la première fois que la romancière réalisait des photos sexy d'elle. En novembre 2015, comme le relatait le magazine Gala, elle posait nue devant l'objectif de Stéfanie Renoma. Elle voulait déjà revendiquer le droit des victimes à rester sexy. 

Côté vie privée, Tristane Banon a connu un heureux évènement en 2015 avec la naissance d'une fille, Tanya, dont le père est l'ancien footballeur Pierre Ducroq. 

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