Au lendemain de l’attaque de Dijon, un autre homme présenté comme un  "déséquilibré" a fauché une dizaine de passants sur le marché de Noël de Nantes. L'un d'entre eux serait très grièvement blessé.

Deuxième scène de panique en l’espace de deux jours. Lundi soir à Nantes, un homme au volant d’une camionnette a littéralement foncé sur la foule du marché de Noël, place Royale, avant se porter plusieurs coups de couteau. Plusieurs personnes ont été blessées au cours de cette attaque, une dizaine au total. Parmi elles, une serait dans un état jugé grave : son pronostic vital serait engagé. Aucun enfant ne ferait partie des blessés. La plupart des victimes se trouvaient à un stand en forme de chalet qui servait du vin chaud. "J’ai simplement vu la voiture foncer dans le stand. Elle a foncé complètement sur les gens" qui étaient en train de boire, a rapporté un témoin de la scène. "J'ai vu la camionnette dans le marché de Noël, j'ai vu des personnes par terre, des blessés, au moins trois ou quatre", a de son côté rapporté une correspondante de l’AFP.

"Pas de revendication particulière"Selon une source proche du dossier, l’automobiliste serait né le 16 octobre 1977 connu pour vol simple et recel en 2006, mais aussi pour dégradation de véhicule en 2008. Blessé au thorax par les coups de couteau qu’il s’est infligés, l’homme ne serait pas un terroriste mais plutôt un "déséquilibré" qui tenait des propos confus au moment de son interpellation, a déclaré le ministre de l’Intérieur. Rapidement dépêché sur les lieux du drame, Bernard Cazeneuve a en effet réfuté la piste d’un acte terroriste."Ca paraît un cas isolé", il n’y a "pas de revendication particulière", a également souligné la procureur de Nantes, Brigitte Lamy.

"Pas de lien entre les deux évènements"

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Cette attaque intervient au lendemain de l’attaque du centre-ville de Dijon. Dimanche, un automobiliste lui aussi présenté comme un "déséquilibré" a fauché des passants en criant "Allahou Akbar" ("Dieu est grand" en arabe). Au total, 13 personnes ont été blessées tandis que le conducteur a été interpellé et placé en garde à vue. "Même s’il n’y a pas de lien entre les deux évènements, je comprends les inquiétudes", a déclaré le Premier ministre sur Europe 1. En effet, l'Elysée estime que ces actes "semblent sans rapport entre eux". Mais le président François Hollande a toutefois appelé "les services de l’État à la plus grande vigilance".

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mots-clés : Nantes

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