L'ex-femme de l'ogre des Ardennes a permis l'avancée des recherches autour de la disparition d'Estelle Mouzin. Si elle parle aujourd'hui, Monique Olivier a longtemps joué un rôle avec les enquêteurs, qui l'ont affublée d'un surnom lourd de sens.
Monique Olivier : le surnom que lui avaient donné les enquêteurs AFP

Sera-t-elle celle par qui la vérité arrivera ? Ces derniers mois, Monique Olivier a fait grandement avancer le dossier sur la disparition d’Estelle Mouzin, qui s’est volatilisée en plein jour le 9 janvier 2003 à Guermantes, en Seine-et-Marne. Soupçonné un temps, le tueur en série Michel Fourniret a nié toute implication dans l’enlèvement et la mort de la petite fille pendant des années, avant d’avouer en 2020. C’est Monique Olivier qui a accusé son ex-mari dans un premier temps, expliquant que son alibi était faux puisqu’elle avait elle-même appelé leur fils depuis son domicile, sur demande de celui qui était alors son époux.

Monique Olivier : "Elle est comme Michel Fourniret, c'est un personnage pervers"

Avec sa mort en mai dernier, Michel Fourniret ne pourra jamais répondre de ses actes dans cette affaire, ni dans de nombreux autres dossiers où son nom est évoqué. La justice compte donc désormais sur son ex-femme Monique Olivier pour apporter des réponses, surtout dans l’affaire Estelle Mouzin. Une nouvelle campagne de fouilles a débuté lundi 30 août dans les Ardennes, plus précisément dans un bois d’Issancourt-et-Rumel, où l’ogre des Ardennes aurait enterré sa jeune victime.

Monique Olivier doit arriver sur place ce mardi 31 août, afin de donner des indications aux forces de l’ordre qui sondent et fouillent le terrain. Si elle a aidé la justice ces dernières années, l’ex-femme de Michel Fourniret n’a pas toujours joué le jeu et est longtemps restée silencieuse. Interrogé par Europe 1, l’avocat de la famille Mouzin, Me Didier Seban, explique qu’ "elle est comme Michel Fourniret, c’est un personnage pervers".

Décrite comme plus intelligente que le tueur en série, elle réfléchit, comme lui, à la portée de ses mots. Auprès de la radio, l’avocat évoque le surnom que lui avaient donné certains enquêteurs : "Les Belges l’avait surnommée ‘deux à l’heure’, c’est-à-dire qu’elle répond aux questions très lentement, qu’elle réfléchit à chaque fois aux conséquences de sa réponse et qu’il faut lui poser dix fois la même question pour avoir une réponse. Tout est donc très long". Cette foic-ci, la famille de la petite Estelle a bon espoir de découvrir la vérité.

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