Au moins deux présidents de la République sont passés par cette école, aujourd'hui au cœur de toutes les polémiques. Explications.
Macron, Hollande… L'école des élites dans la tourmenteAFP

C'est une école destinée à former une certaine élite de la nation. L'Institut d'Études Politiques (IEP), plus connu sous le nom de Sciences-Po, est aujourd'hui le cadre de tous les scandales. Et pour cause ! Plusieurs affaires mettent en lumière les graves manquements de l'établissement, qui peine à protéger ses étudiants. A Toulouse, indique La Dépêche, l'une d'entre elle dit avoir été violée par un camarade en 2018. Les faits se seraient déroulés au moment d'une soirée d'intégration.

Alors que les informations ont été rendues publiques par l'étudiante, qui s'est exprimée en début de semaine sur les réseaux sociaux, Olivier Brossard, le directeur de l'établissement a récemment déclaré que cela n'avait rien d'une surprise. "Je suivais l'affaire depuis la mi-novembre", a-t-il ensuite détaillé au micro de nos confrères.

#SciencesPorcs : Sciences-Po, cadre de viols depuis des années ?

Depuis, les témoignages se succèdent. Ils sont glaçants et il est essentiel de les entendre. CNews en a compilé quelques-uns, dont celui de Juliette, la victime de Toulouse. "Je pleurais dans tes bras et tu m'as forcée. Tu m'as violée. Je dormais et t'as continué. Tu m'as violée. Tu m'as demandé si ça allait, je t'ai dit non et t'as fini. Tu m'as violée", écrit-elle dans une lettre ouverte. Un nouveau hashtag, #SciencesPorcs a été créé pour pouvoir partager de si effroyables - mais qu'il est primordial d'écouter - récits.

Pas moins que le comportement des élèves agresseurs, harceleurs ou violeurs, insistent nos confrères, c'est aussi l'impunité de facto délivrée par les établissements qui fait l'objet de critiques. "On entendait parler de ce mec qui avait violé des filles en soirée", raconte une étudiante. Cela ne suffisait pas à faire réagir les directeurs d'école. "Ses amies en ont parlé à l'administration, qui a fermé les yeux et expliqué que cela sortait du cadre de Sciences-Po et que cela ne devait pas être réglé sur la place publique", poursuit une autre.

Certains étudiants ont été changés de campus, quand ils auraient simplement dû être renvoyés. Une enquête a été ouverte à Toulouse, après la plainte déposée par Juliette.

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