Une ancienne députée de La République en Marche est en plein conflit avec son ex-parti. Elle exige désormais un remboursement d'une dizaine de milliers d'euros...
IllustrationAFP

Renvoyée du parti, Agnès Thill réclame 10 800 euros à LREM

Exclue mercredi de La République En Marche pour des propos jugés homophobes, Agnès Thill réclame désormais 10 800 euros au parti. La députée anti-PMA demande un remboursement des frais de groupe qu’elle aurait avancé jusqu’à l’année 2021.

Cette somme correspond à une cotisation (de 400 euros pour LREM) que les députés doivent effectuer : "tous les mois, [ils] sont en effet tenus de verser une fraction de leur indemnité parlementaire au groupe auquel ils appartiennent, afin d’en assurer le bon fonctionnement", indique Capital.

C’est sur Twitter qu’Agnès Thill a fait sa réclamation auprès de Gilles Le Gendre, le président du groupe à l'Assemblée nationale. C’est lui qui a signalé sa mise à l’écart à la députée par courrier. "J'avais réglé jusqu'en septembre 2021 inclu donc, cher Gilles Le Gendre, j'attends 10,800 euros de remboursement la semaine prochaine. Merci", a-t-elle lancé sur le réseau social.

"Agnès Thill a bien fait une avance de cotisations qui va lui être remboursée", a confirmé la députée et trésorière du groupe LREM à l’Assemblée, Stella Dupont à Capital.

Agnès Thill : exclue suite à des propos polémiques

L’exclusion d’Agnès Thill de La République En Marche a été officialisée ce mercredi par la commission des conflits du groupe, indique LCI. Ces propos, objets de polémiques sur les réseaux sociaux et par voie de presse, ont été jugés comme "préjudiciables à la cohésion du mouvement (LREM)".

Fermement opposée à la réforme offrant la possibilité de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, la députée a notamment comparé les femmes seules souhaitant y recourir à des "droguées". Elle a également affirmé que "l’absence de genre dans le mot parents […] favorise[rait] l’éclosion d’écoles coraniques", relate L’Obs.

Le mouvement des marcheurs a, quant à lui, déploré le caractère "pernicieux" de ces propos. Il indique qu’"ils nourrissent une agressivité qui porte atteinte à la sérénité du débat" et "apparaissent comme blessant à l'encontre de certaines catégories de personnes, notamment les familles monoparentales et homoparentales".

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