Ils s'en prennent avec brutalité à leur victime, n'hésitant pas à les tabasser, et s'arment même de couteaux. Ultraviolents, d'après la police, les Zouaves effraient la capitale. Mais qui sont-ils réellement ?
"Les Zouaves", ce groupe d’extrême droite qui fait peur à Paris"Les Zouaves"Capture Twitter

Une multiplication de rixes dans les rues de Paris !  Ces agressions seraient diligentées par un groupe d'extrême droite appelé " les Zouaves". Amalek, rappeur lui aussi d'extrême droite aurait été tabasser par ce groupe le 6 octobre 2019. La scène a eu lieu lors d'une manifestation contre la PMA à Paris. L'homme s'en sort avec quelques contusions et le visage tuméfié.

"C’est un groupe d’extrême droite qui relève plus du hooliganisme que d’autre chose. Ultraviolents, ils ne sont pas pour autant très courageux. Ils sont forts à 15 contre un mais en cas de problème, ils appellent la police", décrit une source policière proche du dossier.

La raison de son agression par le groupe "les Zouaves"

"Une véritable meute s’est ruée sur moi", a expliqué l'homme au journal Marianne. Mais pourquoi a-t-il été agressé ? Pierre-Marie Payet alias Amalek aurait critiqué la violence des militants de l'ex-GUD (Groupe union défense), dont sont issus "les Zouaves". 

Pierre-Marie Payet dit avoir été agressé car il a exprimé un désaccord avec "les Zouaves". 

Cependant, parce qu'il ne veut pas être perçu comme "une balance", il n'entend pas porter plainte. Le rappeur explique pourtant connaître ses agresseurs et précise dans les colonnes de Marianne  avoir pu les identifier.

Certains membres du groupe sont connus, poursuit l'hebdomadaire. C'est notamment le cas de Marc de Caqueray-Valmenier, issu d'une famille "ultraconservatrice de la noblesse française", et de Aloys Vojinovic. Tous deux se sont rendus à des manifestations organisées par les "gilets jaunes" comme le montrent certaines vidéos. Aloys Vojinovic parle alors de Marc de Caqueray-Valmenier comme son chef.

Il est important de rappeler que ces deux personnes ont récemment été condamnées pour "entente en vue de commettre des violences ou des dégradations".

Agressions multiples pour défendre leurs idéaux

Malgré ces condamnations (6 mois de prison avec sursis pour Marc de Caqueray et 3 mois ferme pour Aloys Vojinovic), le groupe récidive. En effet, le 29 janvier 2019, ils ont agressé des militants du Nouveau parti anticapitaliste (NPA).

"Ils nous attendaient au niveau de Bercy, près d’un chantier, raconte un jeune militant du parti d’extrême gauche. C’était un véritable guet-apens. Ils sont arrivés à une trentaine en nous disant : 'Dehors les gauchistes, dégagez de nos manifs'. Ils nous ont jeté des pavés, certains militants ont été blessés au torse ou aux jambes mais heureusement, rien de grave."

Le NPA n’a cependant pas porté plainte : "On n’allait pas leur faire de la pub", explique le militant.

Une photo fait polémique sur la toile

Sur les réseaux sociaux, des photos du groupe circulent aussi comme celle prise dans le métro où figurerait l'un des Zouaves (en bas, au centre) armé un couteau, tête baissée et cagoulée. 

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