L'ancien directeur général de la santé, William Dab, s'exprime sur la progression de l'épidémie de coronavirus en France. Pour ce médecin, expert en épidémiologie, nous traversons actuellement la période la plus difficile depuis le début de la crise, même si le pire reste à venir.
"La pire semaine" de l'épidémie en France : ce que cela veut dire©Youtube Capture vidéo

Avec plus de 22 000 cas confirmés et un nombre de décès qui dépasse désormais les mille, selon les estimations de l'université américaine John Hopkins, la situation en France devient de plus en plus alarmante. Ainsi, de nombreux experts de la santé sont sans cesse sollicités pour répondre aux questions des citoyens et essayer de clarifier la situation.

Interrogé par BFMTV afin de faire le point sur la situation de la pandémie de coronavirus en France, l'ancien directeur général de la santé William Dab ne s'est pas montré très rassurant. Pour la chaîne d'information, il assure qu'"il faut bien réaliser qu'actuellement, nous sommes dans la pire semaine." Mais pour le médecin de profession, si cette semaine est bien la pire depuis le début de l'épidémie, "nous sommes loin du pic"...

"La mortalité et le nombre de cas doublent tous les quatre jours"

Pour William Dab, le pays se dirige donc vers des semaines encore plus compliquées puisque le nombre de personnes contaminées devrait s'envoler prochainement. "La mortalité et le nombre de cas doublent tous les quatre jours actuellement", explique-t-il à BFMTV. "Concrètement, ça veut dire 55 000 cas diagnostiqués dans une semaine et vraisemblablement 2000 décès", poursuit l'ancien directeur général de la santé.

Il s'agit donc de la pire semaine depuis le début de l'épidémie puisque la France atteint un nombre de morts record depuis le lancement de la crise, et que le bilan des personnes contaminées ne cesse de croître, malgré les mesures de confinement. William Dab explique même qu'il est encore trop tôt pour que l'effet de ces mesures se fasse ressentir sur la progression de la courbe épidémique. "Il y a donc cet effet ciseaux avec cette épidémie qui reste quasiment exponentielle et les mesures de confinement qui n'ont pas encore pleinement donné leurs effets", détaille-il à BFMTV. Comment pourrait-on stopper cette courbe ?

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