Céphalées assez puissantes, vomissements... A la suite de l'incendie survenu dans une usine Seveso à Rouen ce jeudi 26 septembre 2019, de nombreuses personnes vivant aux alentours se posent des questions sur les retombées des fumées toxiques. La santé des habitants est-elle en danger ?
L'incendie dans une usine classée Seveso à Rouen ce jeudi 26 septembre 2019AFP

"J’ai eu mal à la tête". Voici les propos tenus par Marie-Pierre Vatelier, pâtissière de Quincampoix (Seine-Maritime, Normandie) et Arnaud, 30 ans, résident de Rouen Gauche. Après l’incendie qui est survenu dans une usine Seveso (lieu avec une menace d'accident majeur) à Rouen dans la nuit du jeudi 26 septembre 2019, les deux riverains vivant proche de la zone à risque sont inquiets pour leur santé : et si le nuage était plus toxique que ce qu’a annoncé la préfecture de la Seine-Maritime ?

En effet, durant une bonne partie de la journée, le feu a provoqué une épaisse fumée noire sur plusieurs kilomètres et des retombées de suie sur un vaste périmètre au nord-est de la ville selon la préfecture. Un constat fait par l’époux de Marie-Pierre et dont il lui a parlé le soir rentrant : "Il a vu un gros nuage gris au-dessus de Rouen lorsqu’il était en campagne mais aussi des suies sur les voitures".

"J’ai reçu des photos de poissons et d’oiseaux morts via Facebook", explique Arnaud, qui vit à 800 mètres de l’usine. Ce sont ses proches qui auraient trouvé les dépouilles animales sur les quais de Rouen, le 27 septembre 2019. Par ailleurs, souligne-t-il, la fin de l'incendie n'a pas fait disparaître les fumées, dont certaines seraient encore visibles

Les urgences étaient surchargées

Des propos qui sont confirmés par Abdellah Banna, le gérant des ambulances rive gauche de Rouen. Il explique que les substances chimiques dans l’air ont impacté une majorité de la population. Par ailleurs, l’homme a reçu beaucoup d’appels de médecins demandant d’hospitaliser certains de leurs patients directement. "Les urgences étaient surchargées au point où les gens sont ressortis le soir même", confirme l’ambulancier.

"Ils se plaignaient de céphalées assez puissantes, certains avaient des vomissements, des troubles cognitifs pour d’autres", ajoute-t-il.

La raison de ces maux de tête est liée à la fumée et à l’inhalation des produits chimiques qui ont brulé au sein de l’usine Seveso.

Arnaud fait partie de ses victimes et il ne se sent toujours pas bien. "Je vais certainement me rendre chez le médecin", annonce-t-il. Le jeune homme se plaint de vomissements, de maux de gorge et de tête.

Vidéo : Rouen : d'étranges traces noires sur les mains des habitants

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