L'arnaque a pris de plus en plus d'ampleur ces dernières semaines. Des milliers d'internautes ont reçu un mail menaçant de dévoiler à leur proches leur supposée consultation de sites pour adultes.
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Arnaque aux films pour adultes : le menace touche des milliers de personnes

Black Mirror l’avait imaginé, des escrocs l’ont fait. Depuis le début de l’année 2019, l'Office central de lutte contre la criminalité liée au technologie de l'information et de la communication – dont Planet vous parlait déjà ici – s’inquiète de la monté en puissance d’une arnaque.

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Les messages circulent depuis près d’un an mais leur envoie s’est intensifié ces trois à quatre dernières semaines. Envoyés à une dizaine de milliers d’internautes, selon l’AFP, ils menacent de dévoiler aux proches de la personne sa consultation supposée de site pour adultes. Sur Twitter, la police nationale a posté un exemple de missive sur reçue et sur laquelle l’escroc assure : "je suis un hackeur qui a piraté vos appareil il y a quelques mois [….] J’ai mis en place un virus sur le site pour adulte (porno) et devinez quoi, vous avez visité ce site pour vous amusez (vous savez ce que je veux dire)", peut-on notamment lire.

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Arnaque aux films pour adultes : de l'argent ou la dénonciation

Dans cet e-mail l’escroc réclame 500 euros, sinon il dévoilera les enregistrements. 'Aimable', il propose même un tuto : "500 euros est un juste prix pour notre petit secret. Vous effectuerez le paiement par Bitcoin (Si vous ne connaissez pas, recherchez ‘’comment acheter des bitcoins’’ sur Google". Un paiement à effectuer sous 48heures.

Tout cela est évidemment faux, alerte l'OCLTIC dont le patron, Françoix-Xavier Masson explique les bons gestes à suivre : "On ne répond pas au mail, on fait un signalement sur Pharos (plateforme du ministère de l'Intérieur dédiée à la traque des contenus illicites circulant sur internet) avec les adresses mail et l'adresse bitcoin". Il invite également à changer ses mots de passe dans le doute.

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Rien qu’en janvier 2019, l’office aurait reçu près de 10 000 signalements, soit un tiers du nombre de signalements reçus en 2018.