Affaire Depardieu : Élisabeth Guignot défend l'acteur et dénonce une « chasse à l'homme »
Le silence d'Élisabeth Guignot, première épouse de Gérard Depardieu et mère de Julie et Guillaume, pesait lourd sur l'affaire qui secoue le monstre sacré du cinéma depuis plusieurs années. Ce mardi 4 février 2026, l'ancienne actrice a finalement choisi de prendre la parole dans le documentaire Les scandales Depardieu diffusé sur TMC, offrant une ligne de défense inattendue qui repose sur la minimisation des actes et une charge violente contre les médias.
Élisabeth Guignot défend Depardieu : un comportement « à la limite » mais non malveillant
C'est avec un sentiment d'urgence qu'Élisabeth Guignot s'exprime aujourd'hui, regrettant d'avoir laissé l'orage médiatique s'abattre sans intervenir. « Je m'en veux de ne pas avoir parlé plus tôt. J'ai préféré le silence parce qu'il n'y avait rien à faire. J'aurais pu contrer beaucoup de choses », confie-t-elle dans le documentaire de TMC. Pour elle, l'image du prédateur dépeinte par les accusatrices ne colle pas avec l'homme avec qui elle a partagé sa vie durant 36 ans.
Elle dresse le portrait d'un homme excessif, certes, mais dont les agissements relèveraient davantage de la provocation maladroite que de l'agression. Selon ses dires, l'acteur est « quelqu'un qui est prêt pour un bon mot, pour détendre l'atmosphère, à dire une idiotie ou un truc qui dérange tout le monde ». Elle tente ainsi de réduire la gravité des propos et gestes reprochés à une forme d'attitude volontairement transgressive : « Même s'il est graveleux, même s'il doit choquer beaucoup de monde. (…) Moi, je ne déteste pas que de temps en temps, il renverse la table ».
Minimisation des accusations : la rhétorique de la « truculence » française
Cette prise de parole marque une tentative claire de recadrer le débat en utilisant le lexique de la tradition culturelle. En évoquant le côté « graveleux » ou les simples « idioties », Élisabeth Guignot semble vouloir désamorcer les accusations en les renvoyant à une forme de paillardise ou de truculence, suggérant que l'époque ne comprendrait plus l'humour rabelaisien de l'acteur.
Cependant, cette lecture des faits se heurte brutalement à la réalité judiciaire. Il ne s'agit plus de simples mots déplacés : Gérard Depardieu a été renvoyé devant la cour criminelle pour les accusations de viol et d'agressions sexuelles portées par Charlotte Arnould. De plus, il a été condamné en mai 2025 à 18 mois de prison avec sursis pour des agressions sexuelles sur deux autres femmes, un jugement dont il a fait appel. Dans un contexte post-#MeToo où la parole des victimes s'est libérée, qualifier ces actes de simples « débordements » apparaît comme une stratégie de défense risquée.
Le traitement médiatique de l'affaire Depardieu : la colère de son ex-épouse
Élisabeth Guignot ne se contente pas de minimiser les faits, elle lance une contre-attaque virulente envers la presse et l'opinion publique. Elle dénonce ce qu'elle perçoit comme une véritable « chasse à l'homme », orchestrée pour abattre une icône. « C'est dégoûtant », lâche-t-elle face aux caméras de Les scandales Depardieu, exprimant un profond sentiment d'injustice quant au sort réservé à son ex-mari.
Malgré leur divorce prononcé en 2006, celle qui est aussi actrice et scénariste reste fidèle à sa vision de l'artiste, justifiant ses excès par son génie supposé. Elle maintient que l'acteur est « toujours à la limite, il est en marge, il va loin… C'est lui qui va le plus loin ». Une fidélité indéfectible qui tente de transformer les dérapages judiciarisés en une composante intrinsèque, presque excusable, de la personnalité hors normes de Gérard Depardieu.
- Affaire Depardieu : "Je m'en veux", les confidences chocs d'Élisabeth Guignot
- Carole Bouquet regrette la tribune Depardieu : "Le texte était biaisé", l'explication choc de l'actrice
- Carole Bouquet sans filtre sur son "regret" de n'avoir jamais expérimenté de relation avec une femme
- "La Comtesse de Monte-Cristo" avec Audrey Fleurot : quelles stars sont au casting de la série ?