Les écoles, les hôpitaux, les habitations soufflés par l'explosion restent à reconstruire et l'État est "complètement absent", critique Vincent Gelot.
Un an près l'explosion à Beyrouth, le Liban "ne fait que survivre", estime un chef de projet français

Le Liban "ne fait que survivre" un an après l’explosion sur le port de Beyrouth qui avait fait plus de 200 morts et 6 500 blessés, a déclaré mercredi 4 août sur franceinfo Vincent Gelot, responsable projet pour l’association française et catholique l’Œuvre d’Orient. Ce 4 août 2021 est par ailleurs marqué par une journée de commémoration au Liban, et par la tenue d’une conférence internationale organisée par la France et l’ONU, dans le but de réunir une aide d’urgence de 350 millions de dollars.

franceinfo : Quel est l'état d'esprit des Libanais en ce jour de commémoration ?

Vincent Gelot : Il y a vraiment eu un avant et un après 4 août, qui a traumatisé les gens qui étaient physiquement sur place. Et puis, globalement, ça a cassé quelque chose au sein des Libanais. Donc aujourd'hui, c'est d'abord une journée de deuil et de commémoration, avec cette célébration interreligieuse sur le port de Beyrouth. Mais c'est aussi une journée de colère et de révolte, parce que la situation s'est aggravée depuis un an, malgré tous les efforts qui ont été faits par la population, par les aides extérieures. Malheureusement, il n'y a aucune lumière...

Vous avez envie de lancer votre projet ? De créer votre entreprise ? Découvrez la formation prise en charge à 100% par l'état >