Après l'assassinat de Samuel Paty, le gouvernement s'est doté de différents dispositifs pour mieux former ses fonctionnaires sur la laïcité. Un comité interministériel vient de voir le jour : une nouvelle superstructure administrative vide de sens ou une utile « tour de contrôle » ?
Un an après l'assassinat de Samuel Paty, qu'a fait l’État sur la laïcité ?

Adieu l’Observatoire de la laïcité, cette instance consultative présidée par Jean-Louis Bianco et qui fut jugée trop molle dans sa lutte contre l’islamisme, notamment par les membres du Printemps républicain. Une critique ravivée après l’assassinat de Samuel Paty. Voici donc une nouvelle instance depuis la mi-juillet baptisée – si l’on peut dire – « Comité inter­ministériel de la laïcité ». Une façon pour le gouvernement de faire savoir qu’il reprenait la main sur ce sujet sensible. Le comité est d’ailleurs directement placé sous l’autorité du Premier ministre, entouré des ministres concernés (Intérieur, Éducation nationale, Fonction publique, Armées, etc.).« On est en train d’entrer dans une laïcité d’actions. Il y a eu beaucoup de débats théoriques pendant des années, et des controverses. Maintenant, il est temps d’agir » indique à Marianne Marlène Schiappa. La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté vient d’inaugurer, au début d’octobre, le bureau de la laïcité. Il est composé d’une dizaine de fonctionnaires dévolus à l’organisation des rencontres biannuelles du comité, qui sont destinées à fixer les grandes orientations et à établir des bilans sur le sujet. La première...

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