Vous êtes prêts pour une surboum « nazie avec bas noirs et porte-jarretelles » ? En 1975, Gainsbourg sortait le provocateur "Rock Around The Bunker", comète brûlante dans une carrière qui flirta avec l'interdit.  
Serge Gainsbourg, 30 ans après : provoc' d'hier, scandale d'aujourd'hui

Vous vous souvenez de Jacky, le rigolo farfelu du Club Dorothée ? En 1975, il travaillait pour la maison de disques Phonogram et s’était vu confier une tâche délicate : convaincre les animateurs radio de diffuser quelques sympathiques chansons, signées de Serge Gainsbourg. C’est-à-dire : Nazi Rock qui nous invite à une partouze de nazis en bas noirs et porte-jarretelles, « Tata Teutone », « Yellow Star » ou « Est-ce est-ce si bon ? (SS si bon) ». Sur le thème des camps de la mort, l’auteur plaquait son ludique amour de l’allitération :  « Est-ce ainsi qu’assassins s’associent / Si c’est depuis l’Anschluss / Que sucent ces sangsues le Juif Suss ».Les programmateurs, plus habitués à passer « Le Téléphone pleure » de Claude François, refusèrent bien sûr. Gainsbourg pensait intituler son album Nazi Rock mais avait reculé, préférant Rock Around The Bunker. Il savait qu’en franchissant cette ligne rouge, il enverrait son œuvre au purgatoire. Deux ans plus tôt, "Portier de nuit" de la cinéaste Liliana Cavani avait fait scandale en racontant les amours sadomasochistes d’une déportée et de son ancien bourreau. Elle y présentait un fétichisme nazi et sexy. Gainsbourg, juif, n’ignorait rien...

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