Un athlète qui file en douce dans la nuit, un entraîneur qui lâche son équipe pour refaire sa vie ailleurs… La "fuite des muscles" est devenue récurrente dans les grandes compétitions internationales. Au Japon, un haltérophile ougandais a tenté sa chance avant d'être arrêté et expulsé.
JO 2021 : la "fuite des muscles", quand les athlètes profitent des compétitions internationales pour disparaître

Il ne voulait pas rentrer en Ouganda, alors Julius Ssekitoleko a fait le mur. Cet haltérophile de 20 ans s'est fait un nom en quittant l'hôtel de sa délégation, vendredi 23 juillet à Izumisano, près d'Osaka. Envoyé aux JO de Tokyo alors qu'il n'était pas qualifié, l'athlète est parti de son hôtel à l'aube. Il a laissé dans sa chambre une note annonçant son intention de rester au Japon, puis s'est rendu à la gare pour rejoindre des connaissances dans une autre ville. Arrêté quelques jours plus tard, il a été placé en détention à son retour au pays. "Les athlètes, les entraîneurs et les officiels avaient [pourtant] remis leurs passeports, a simplement commenté le président de sa fédération, Salim Musoke. Et "l'hôtel où ils séjournaient était bien gardé".

Cette fugue est une demi-surprise. A chaque grande compétition internationale, une poignée d'athlètes tentent leur chance dans le pays organisateur. On trouve trace des premières défections à Londres, en 1948, avec la fuite de la gymnaste tchécoslovaque Marie Provaznikova. Plus tard, c'est le cas d'athlètes hongrois aux JO de Melbourne (1956), de Cubains à Barcelone (1992) et aux Jeux...

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