Jeudi l'Australie a soudainement annulé le contrat signé en 2019 avec la France pour la fourniture de douze sous-marins. Pour le président Joe Biden qui vient de souffler au nez d'Emmanuel Macron ce marché d'une valeur de 50 milliards d'euros, les enjeux sont aussi géopolitiques qu'économiques. Entretien avec François Heisbourg conseiller spécial du président de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).
Contrat de sous-marins rompus : "Les États-Unis ont ouvert la boîte de Pandore"

Coup dur pour la diplomatie française. En 2016 alors que l’Australie voulait consolider son alliance militaire face à la Chine dans la zone Indo Pacifique, elle conclut un contrat avec Paris, pour la construction de 12 sous-marins de classe Attack. Le montant de la facture d'abord estimé à 34 milliards d’euros, subit plusieurs dépassements budgétaires et des mois de retards, ce qui suscite les foudres de la presse locale australienne et de l’opposition travailliste. Pendant ce temps, en dehors des radars, les États Unis se sont immiscés dans la négociation, et torpillent « le contrat du siècle », proposant de fournir à la marine australienne, huit sous-marins à propulsion atomique, capables de patrouiller à très longue distance.A LIRE AUSSI : En Suisse, la gauche en guerre contre l'achat du chasseur F-35 américainL'Australie a annoncé sa volte-face mercredi 15 septembre. Le changement de pied de Canberra constitue un revers majeur pour la stratégie indo-pacifique mise en place par Emmanuel Macron, fondée sur des partenariats étroits avec l'Inde et l'Australie et dont le contrat de sous-marins australiens constituait une pierre angulaire. Pour analyser les conséquences de ce...

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