Lors d'une conférence de presse organisée à Beyrouth mercredi 8 janvier, le patron déchu de Renault-Nissan-Mitsubishi a voulu rétablir sa réputation. Mais quelle crédibilité accorder à un homme qui s'est soustrait à la justice dans des circonstances plus que douteuses ?
Carlos Ghosn règle ses comptes

Editorial du « Monde ». Carlos Ghosn ressuscité. « C’est comme si je revenais à la vie », a déclaré le patron déchu de Renault-Nissan-Mitsubishi pour décrire son soulagement après sa rocambolesque évasion du Japon pour s’enfuir au Liban. Lors d’une conférence de presse improbable organisée à Beyrouth, Carlos Ghosn s’est retrouvé, mercredi 8 janvier, dans son élément, comme au sommet de sa gloire, à l’époque des salons de l’auto ou des présentations de résultats. Mais cette fois, il n’était pas question de vanter les mérites d’un bolide ou de convaincre les marchés financiers. Il s’agissait de rétablir sa propre réputation, passablement entachée.

« Je me suis habitué aux missions impossibles », a-t-il lancé avec son aplomb habituel. Celle-ci s’annonce particulièrement délicate, alors qu’il est accusé de dissimulation de revenus, d’abus de confiance aggravé et de détournement de fonds. Libéré sous caution après cent trente jours de prison, il est désormais un fugitif qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.

L’ex-PDG a tenté de régler ses comptes avec ses contempteurs,...

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