Le musicien réalise un premier film sensible où acteurs, chanteurs et anonymes expriment le temps qui passe.
Avec « Je ne sais pas si c’est tout le monde », Vincent Delerm filme sur un air doux et mélancolique

ARTE - MERCREDI 8 JANVIER À 22 H 30 - FILM

Il filme comme il chante, sans hausser ni le son ni les couleurs. Pour son premier long-métrage, Vincent Delerm juxtapose des dizaines de courtes séquences tournées avec des personnalités (Jean Rochefort, Alain Souchon) ou des inconnus, toutes d’une déroutante sincérité. Au fil des bribes d’histoires, parfois intimes, le réalisateur crée ainsi un univers au refrain mélancolique sur le thème : grandir, vieillir, aimer, désirer… « tout le monde » est concerné. Au fil de la projection effectivement, et c’est là toute la réussite du film, chacun s’identifie à un propos, à une image. Troublant et réconfortant.

Pour parvenir à un tel effet, Vincent Delerm a mis du temps. Débuté à l’automne 2015, le tournage de Je ne sais pas si c’est tout le monde, a dû être repoussé par manque de financements. Avant d’être repris, peaufiné. Il s’ouvre sur une silhouette d’enfant, qui cherche l’équilibre d’un « poirier », alors qu’une jeune voix se remémore son père lorsqu’il jouait au flipper, et sa difficulté à admettre que le vieux monsieur affaibli d’aujourd’hui est...

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