L'annulation de la hausse du ticket de métro, qui a déclenché la contestation, et la mise en place d'un couvre-feu n'ont pas suffi à apaiser les manifestants.

Panneaux de signalisation à terre, immeubles tagués, gaz lacrymogène qui saisit à la gorge… L’avenue Vicuña Mackenna, grande artère du centre de Santiago, ressemble à un champ de bataille ce dimanche 20 octobre. Quelques manifestants y défilent par petits groupes dispersés, se dirigeant vers la Plaza Italia, le point névralgique de la contestation, où les affrontements avec la police et l’armée se sont multipliés ces derniers jours.

Certains portent autour du cou des masques à gaz de fabrication souvent artisanale, la plupart tiennent à la main une casserole, qu’ils font résonner à un rythme régulier à l’aide d’une cuillère en bois. Les cacerolazos, ces concerts de casseroles typiques des manifestations sud-américaines, s’entendent à chaque coin de rue à Santiago. « Nous allons continuer jusqu’à ce que ce gouvernement nous donne des solutions concrètes pour que nous puissions vivre notre vie dignement », affirme Pilar Borges, la soixantaine, selon qui les Chiliens « se sont lassés de l’injustice sociale. »

La hausse du prix du métro annulée

Dimanche, le président Sebastian Piñera (droite) a confirmé que...

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