Pour l'heure, les électeurs sont appelés à se partager sur des postures idéologiques, qu'ils doivent approuver ou rejeter, comme si les candidats eux-mêmes étaient conscients de la vanité des programmes, analyse notre éditorialiste Guy Konopnicki.
2022, l'idéologie remplacera-t-elle les programmes ?

Depuis plus de trente ans, les principaux candidats avaient pris l’habitude d’aborder l’élection présidentielle en faisant assaut de réalisme économique, sinon de pragmatisme. Quelques saillies oratoires venaient rappeler l’ancrage de chacun, Nicolas Sarkozy promettant de débarrasser les banlieues de la « racaille » ou François Hollande jurant que son ennemi était la finance. Pour le reste, chaque candidat présentait son plan de lutte contre le chômage, ses astuces pour réduire la dette publique, avec des accents plus ou moins libéraux ou plus ou moins sociaux.Les plus vives polémiques portaient sur une recette hautement symbolique, mais d’une portée économique limitée, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Jusqu’au moment où Emmanuel Macron décida de le supprimer mais en le maintenant pour les fortunes foncières. Le début de la campagne 2022 commence d’étrange manière : le premier candidat non déclaré mais omniprésent n’étant pas un politique mais un idéologue professionnel, les débats portent, pour l’heure, sur l’histoire et l’identité de la France, ainsi que sur les fonctions régaliennes du futur président. Partisan d’une restauration plus radicale que celle de 1814, Éric...

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