Les politiques et leurs chauffeurs ont parfois quelques difficultés à respecter le code de la route. Voici la liste des mauvais élèves.
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Emmanuelle Wragon flashée à 150km/h !

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Prise en flagrant délit ! La secrétaire d’État à l’Écologie, Emmanuelle Wragon s’est faite flasher à 150 km/h sur l’autoroute A1, soit 40 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée, en raison du pic de pollution. C’est durant son déplacement dans les Hauts-de-France, jeudi 21 février dernier, que les forces de l’ordre ont constaté l’infraction, indique Ouest-France.

"C’était indiqué en gros sur tous les panneaux de signalisation et répété en boucle à la radio, sur 107.7", affirme l’un des policiers sur place. "Dans l’absolu, seuls les véhicules des forces de l’ordre et de secours ne sont pas concernés par cette mesure", conclu ce même policier dans les colonnes du journal régional.

Mais cela n’a pas empêché son chauffeur de dépasser la limitation de vitesse autorisée à 110 km/h."Il y avait un pic de pollution et nous n’étions pas au courant. C’est une erreur de notre part. La ministre va régler l’amende dès qu’elle la recevra", a déclaré son cabinet.

"Ils ont dû rouler vite car ils étaient pris dans l’urgence de l’agenda", a ajouté son ministère, assurant qu’il "redoublerait de vigilance pour que cela ne se reproduise plus".

Invitée par France Bleu Provence ce vendredi 22 février, Emmanuelle Wargon a fait son mea culpa : "J'étais en tort. J'étais prise par un timing très serré. Il faut aller vite d'un endroit à un autre", avant d’ajouter que "cela n'est pas une excuse".

Elle a par ailleurs reconnu que "les Français attendent d’(elle) un comportement plus exemplaire". Pour clore le sujet, la secrétaire d’Etat chargée d’animer le grand débat a assuré qu’elle règlerait l’amende en question.

Edouard Philippe s’est fait retirer son permis pendant plusieurs mois

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Le Premier ministre a aussi dû faire face aux forces de l’ordre pour excès de vitesse. En janvier 2018, il est revenu sur une anecdote datant d’octobre 2015 en plein Facebook Live, indique Le Point. Edouard Philippe a alors affirmé s’être fait retirer son permis de conduire pendant deux mois pour avoir dépassé de 40 km/h la limitation de vitesse autorisée (150km/h au lieu de 110). Maire du Havre à cette période, celui-ci se rendait à Paris pour un motif familial.

"A l'époque, je roulais trop vite", confie-t-il. Arrêté par les gendarmes sur une portion de l’autoroute A13, ces derniers ont constaté qu’il n’avait pas bu d’alcool mais qu’en raison d’un excès de vitesse important, un retrait de permis imminant était nécessaire.

"J'ai dû rentrer chez moi en taxi. J'ai payé une amende et j'ai eu des points qui m'ont été retirés", ajoute Edouard Philippe.

"J'ai été dans la même situation que beaucoup de Français […] qui, à un moment, ont fait preuve d'inattention ou preuve d'inconscience en roulant trop vite", ajoute l’ancien maire du Havre.

Toutefois, le Premier ministre reste vigilant à la sécurité routière. Après avoir mis en place la limitation de vitesse à 80 km/h sur les départementales françaises, celui-ci s’est félicité du bilan annuel 2018. "En 2018, jamais le nombre de morts sur les routes n'a été aussi bas : 3 259, soit 189 victimes de moins qu'en 2017", rappelle France Info.

Bernard Tapie contrôlé à 185 km/h sur une autoroute

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L’homme d’affaires Bernard Tapie a dû se séparer de son permis de conduire pour un important excès de vitesse survenu en 2016. C’est sur l’autoroute A7, dans le Vaucluse, que l’ancien politicien s’est fait contrôler à 185 km/h au lieu de 130 km/h, indique Auto Plus.

Face à cette interpellation, Bernard Tapie a refusé de signer le document attestant de la rétention de son permis. Toutefois, il serait resté "courtois" d’après le magazine qui reprend les propos d’une source proche de l’enquête.

Bien qu'il ait été pris en flagrant délit à 55 km/h au-dessus de la limitation de vitesse autorisée , il évoque "un excès de 160 km/h, pas 185", d'après Auto Plus.

Pour rappel, un excès de vitesse supérieur à 50 km/h est "un délit passible de 1 500 euros d'amende et d'un retrait de six points assorti d'une suspension de trois ans du permis de conduire", indique Paris Match.

Laurent Wauquiez rattrapé pour excès de vitesse

Parfois, on ne se rend pas forcément compte de la vitesse effectuée sur une autoroute. C'est visiblement ce qui est arrivé à Laurent Wauquiez le 28 septembre 2016. Alors qu'il était en déplacement, sa voiture (ainsi que celle de ses conseillers) a dépassé plusieurs fois la limitation de vitesse sur l'autoroute. Certains le font sans être coincés par les radars, mais pour le président des Républicains par Intérim, c'est encore moins de chance : il s'est fait rattraper par une journaliste de l'émission Quotidien sur TMC !

En effet, Laurent Wauquiez a eu le malheur d'arriver à son rendez-vous en apprenant, par la journaliste qui l'a suivi jusqu'au bout, que sa voiture avait atteint jusqu'à 160 km/h (au lieu de 110). Et, pendant une grande partie du trajet, la voiture du politicien s'est retrouvée en excès de vitesse de plus de 40 km/h.

Le président des Républicains a eu le mérite de présenter ses excuses le 5 octobre sur Franceinfo. "C'est de ma faute. C'est un moment où je n'ai pas été bien, où j'ai été distrait, je l'assume totalement et j'en présente mes excuses", a-t-il reconnu, avant d’ajouter : "Je vais même vous faire une confidence, je n'ai pas tous mes points sur mon permis".

Brice Hortefeux s'énerve contre un douanier

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Selon le Canard enchaîné  du mercredi 11 mai 2016, Brice Hortefeux a été contrôlé à 170km/h au lieu de 110 km/h le 1er mai dernier alors qu'il empruntait l'autoroute A75 reliant Clermont-Ferrand à Béziers à bord d'une Peugeot 508. L'ancien ministre de l'Intérieur avait été peu avant pourchassé par deux douaniers en moto.

La suite de la scène, Brice Hortefeux l'a racontée directement au journal satirique : "J’allais incontestablement trop vite, j’étais en retard. J’ai voulu leur présenter mes papiers, mais l’un des deux était extrêmement agressif. Je l’ai donc signalé. On ne traite pas un administré de la sorte."

Selon le Canard enchaîné, l'ami de longue date de Nicolas Sarkozy aurait alors directement contacté le préfet d'Auverge-Rhône-Alpes pour qu'il convoque le douanier afin d'expliquer son attitude. Une information que le préfet a officiellement démentie sur son compte Twitter :

Quoi qu'il en soit, Brice Hortefeux a finalement échappé au retrait de six points sur son permis de conduire ainsi qu'à l'amende, s'en sortant avec un simple rappel à la loi.

Marine Le Pen conteste le retrait de son permis de conduire

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L’information a été révélée fin 2014 par le Canard Enchaîné : Marine Le Pen a perdu son permis de conduire en 2012 à cause, entre autres, de trop nombreux feux rouges grillés. Toujours selon l’hebdomadaire satirique, la présidente du Rassemblement national ne se serait pas rendue aux différents stages de récupération de points qui lui auraient été proposés."Ce qui est sûr, c’est que je ressens cette situation comme une grande injustice car ça n’est pas moi qui conduisais. Moi je trouve que c’est honorable de ma part de ne pas avoir dénoncé les coupables", a-t-elle déclaré en marge d’un déplacement dans le Puy-de-Dôme, sous-entendant qu’elle couvrait son chauffeur. "Mais de fait, je suis privée aujourd’hui de mon permis que je vais tenter de récupérer devant le tribunal administratif", a-t-elle également annoncé.

Le chauffeur d’Emmanuel Marcon a perdu son permis

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Coupable d’un "sévère excès de vitesse", le président de la République a perdu son permis de conduire au début du mois de septembre 2014. Selon les informations du Parisien, l’homme aurait été contrôlé à plus de 200 km/h sur l’autoroute. Il était alors chargé de récupérer Emmanuel Macron qui effectuait sa première visite ministérielle dans la Manche. Appelé en urgence suite à un accident dont a été victime le chauffeur initialement en charge, le conducteur n’a pas hésité à rouler très vite pour rejoindre à l'heure Emmanuel Macron. Malheureusement pour lui, il a été pris en flagrant délit alors qu’il se dirigeait vers Saint-Lô et s’est fait retirer son permis sur le champ. Emmanuel Macron a finalement dû regagner Paris dans une voiture de la préfecture.

Bernadette Chirac et son chauffeur à contresens dans Paris

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Au début du mois de mars 2014, l’ancienne Première dame et son chauffeur ont été abordés par un gendarme alors que leur véhicule s’engageait à contresens dans une rue près de la place de la Concorde, à Paris. D’après le Parisien, l’ex-locataire de l’Elysée aurait préféré sortir du véhicule pendant que le conducteur faisait demi-tour pour se remettre dans le bon sens de la circulation. Un moment pendant lequel Bernadette Chirac ne se serait pas privée d’exprimer "son mécontentement à l’égard du militaire", note le quotidien.

Jean-Vincent Placé et ses 18 000 euros de PV

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L’affaire avait fait beaucoup de bruit en avril 2014 : Canal+ diffusait alors un reportage dévoilant que Jean-Vincent Placé n’avait payé l’intégralité du montant total de ses PV. Sur les  18 000  qu’il devait au Trésor Public, 7 000 manquaient toujours, assurait la chaîne cryptée. Une information vivement démentie par le conseiller régional, lequel a même décidé de porter plainte pour diffamation. "Un chèque global représentant le règlement des impayés est en effet parvenu à l’administation fiscale au début d’année", s’était-il même défendu dans les colonnes du Parisien. "On ne dit pas qu'il n'a jamais payé, a précisé la chaine cryptée. On souligne simplement qu'il y a un hiatus entre ce qu'il déclare en janvier et la réalité. La vraie question est : à quel moment a-t-il tout remboursé ? Sur ce point, il n'a pas vraiment répondu", avait de son côté fait valoir Canal+.

Le chauffeur de Cazeneuve épinglé pour non-respect du code de la route

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Début septembre, des journalistes de France 2 ont suivi la voiture officielle de l'ex-ministre de l’Intérieur et noté plusieurs infractions commises par son chauffeur. Selon eux, ce dernier aurait même dû perdre son permis à l’issue de ce trajet. En moins d’une minute, et ainsi que le rapporte le site de Jean-Marc Morandini, le conducteur se serait rendu coupable d’un chevauchement de ligne blanche, d’un non-respect de la priorité aux piétons, d’un franchissement d’une ligne blanche et d’un feu rouge grille. Soit un total de 13 points de permis qui aurait pu lui être retirés…

Jean-Paul Huchon : un retrait de permis en raison d'un dépassement de vitesse de 40km/h

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En 2011, l’ancien président PS du conseil régional d'Île-de-France, Jean-Paul Huchon, a fait parler de lui pour ses performances routières. En effet, c’est à bord d’un véhicule de fonction (du Conseil régional) que celui-ci s’est fait flasher à 171 km/h au lieu de 130 km/h sur l'autoroute A13, à hauteur d'Evreux (Eure), rapporte Le Figaro.

Après s’être fait interpeller par les gendarmes, il s’est immédiatement fait retirer son permis de conduire.

Cette infraction de Jean-Paul Huchon avait particulièrement fait réagir des internautes sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter. "Les commentaires alternaient entre la référence ironique au Grand Paris Express, la ligne de métro sur laquelle il planche avec le Conseil régional, ou encore sur le fait qu'une semaine après avoir perdu la primaire perdue par Aubry, il perdait son permis" explique Le Figaro.

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