Ce matelas de liquidité est destiné à faire face aux imprévus. Son épaisseur dépend de la situation de chaque épargnant.
Istock

Une épargne à prévoir en fonction de son âge et ses revenus 

En France, même si les chiffres s’améliorent timidement, un cadre se retrouvant au chômage peut être liquidé en l’espace de 2 à 3 ans, a fortiori s’il est âgé ou dans une situation familiale difficile : divorce, maladie, etc.

Pour faire face aux coups durs, il est donc préférable - si on le peut - de constituer un bas de laine destiné à prévenir les coups durs.

Par principe, cette épargne de précaution doit être instantanément mobilisable, disponible en permanence, ce qui disqualifie les placements à moyen terme (assurance vie, PEA, PEL, etc.), souvent assortis de pénalités si l’argent est récupéré prématurément.

Le montant de liquide à conserver dépend des situations individuelles. Les conseillers en gestion de patrimoine recommandent généralement de mettre l’équivalent de 5 à 6 mois de salaire de côté. Cette durée correspond au délai de carence maximal (150 jours) qui peut être imposé par Pôle Emploi avant de commencer à verser ses indemnités à un demandeur d’emploi.

Le montant de l’épargne doit être proportionnel au revenu. Si les vivres sont coupés, ce cash servira à faire face aux dépenses incompressibles (loyers, alimentation, impôts, etc.). Dans l’idéal cette poche de liquidités doit contenir de 5000 à 15.000 euros, voire davantage si l’on a franchi le cap des 50 ans, un âge où il est plus difficile de se rétablir qu’à 30 ans.

Comparez les meilleures offres de mutuelles senior (contenu sponsorisé)