Obsèques de Brigitte Bardot : la douleur de Bernard d'Ormale et le geste fort de son fils Nicolas
La tristesse a étreint Saint-Tropez le 7 janvier dernier lorsque la cérémonie a pris fin. Pour les obsèques de l'icône absolue qu'était Brigitte Bardot, l'émotion était palpable sur le parvis de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption. Si le visage ravagé de son époux, Bernard d'Ormale, a été le premier fait marquant de cette cérémonie, c'est une autre présence, infiniment plus discrète et symbolique, qui a retenu toute l'attention des observateurs : celle de Nicolas Charrier.
Le fils que l'actrice avait eu avec Jacques Charrier, accompagné de ses propres filles, Anna et Théa, est sorti de l'ombre pour un ultime hommage. Cet adieu a été le théâtre d'une réconciliation tacite et publique après une vie entière de non-dits et de distance géographique. Une atmosphère lourde pesait sur la cité corsaire, où les fans s'étaient amassés en silence, respectant la solennité de l'instant. Loin du tumulte des paillettes que la star avait fui depuis longtemps, la cérémonie s'est voulue à l'image de sa fin de vie : sobre et centrée sur l'essentiel.
Comment s'est déroulé l'adieu au dernier amour ?
Les obsèques se sont tenues dans la stricte intimité, une exigence non négociable pour respecter les dernières volontés de Brigitte Bardot. La star ne voulait ni déploiement médiatique excessif, ni faste inutile, préférant la simplicité d'un cercueil en osier recouvert d'un bouquet d'œillets blancs. Au premier rang de cette douleur, c'est un Bernard d'Ormale dévasté qui a fendu la foule, soutenu à bout de bras par ses proches.
Celui qui partageait la vie de l'ancienne actrice depuis 1992 est apparu brisé, ne tenant presque plus debout. Selon des confidences recueillies par Paris Match, l'homme est anéanti : "Il a perdu l'amour de sa vie et sa raison de vivre", glisse un ami intime de la famille. Ce compagnon de route, qui a géré le quotidien de la star et la Fondation pendant plus de trente ans, doit désormais affronter le vide laissé par celle qui occupait tout l'espace.
Pourquoi la présence de Nicolas Charrier est-elle historique ?
C'est l'image que personne n'osait espérer. Voir Nicolas Charrier venu de Norvège pour l'enterrement de sa mère relève de l'événement pour la chronique mondaine. Né en 1960, le fils unique de la star a toujours vécu loin des projecteurs, s'exilant en Scandinavie pour échapper à la pression de son patronyme. Sa présence à Saint-Tropez, digne et silencieuse, est perçue par l'AFP comme "le plus beau des hommages et un signe de paix".
Il n'est pas venu seul. À ses côtés se tenaient deux jeunes femmes que le grand public connaît peu. Beaucoup se demandaient qui sont Anna et Théa, les petites-filles de Brigitte Bardot, présentes pour soutenir leur père et saluer leur grand-mère. Selon plusieurs sources, ce sont elles qui auraient maintenu un lien ténu mais existant avec l'icône ces dernières années, jouant les ponts entre la mère et le fils. Cette réunion familiale devant l'autel marque une trêve poignante dans une saga familiale souvent tumultueuse.
Quel passé douloureux la famille a-t-elle surmonté ?
Pour comprendre la portée de ces images, il faut se replonger dans la relation entre Brigitte Bardot et son fils Nicolas Charrier, marquée par des décennies de fractures. L'actrice n'avait jamais caché ses difficultés à assumer la maternité, un rôle qu'elle ne s'était jamais senti prête à endosser. Les mémoires se souviennent encore de la polémique suscitée par son autobiographie, Initiales B.B., parue en 1996.
L'opinion publique avait été choquée par la citation de Brigitte Bardot sur la maternité, où elle écrivait sans fard : "J'aurais préféré accoucher d'un petit chien plutôt que d'un enfant". Des mots durs qui avaient creusé un fossé avec son fils, élevé par la famille paternelle. Aujourd'hui, face au cercueil, les rancœurs semblent s'être tues pour laisser place au recueillement, refermant le livre d'une vie hors norme.