Brad Pitt : des règles "rigoureuses" et un management "toxique" dans son domaine français

Publié par Matthieu Chauvin
le 26/01/2026
Brad Pitt
Autre
Le domaine provençal de Château Miraval, cher à Brad Pitt, est sous le feu des projecteurs non seulement pour son rosé primé et la bataille judiciaire avec Angelina Jolie, mais aussi pour les révélations sur un climat de travail tendu. Retour sur les coulisses d'une gestion jugée "rigoureuse" et ses conséquences sur les équipes locales du Var.

C'est une carte postale qui fait rêver le monde entier : des vignes baignées de soleil au cœur du Var, une bastide historique et l'aura glamour d'un couple mythique, aujourd'hui déchiré. Depuis son acquisition en 2008 par Brad Pitt et Angelina Jolie, le Château Miraval à Correns est devenu l'emblème du succès viticole hollywoodien en France. C'est ici même que les deux stars se sont dit "oui" en 2014, scellant leur union dans ce décor idyllique.

Pourtant, derrière les murs de pierre et le succès planétaire du rosé de Provence, l'ambiance serait loin d'être aussi douce que le climat méditerranéen. Une récente enquête de nos confrères de L'Informé a jeté un pavé dans la mare, dévoilant une réalité bien plus sombre pour ceux qui œuvrent quotidiennement à la réussite du domaine.

Que révèlent les salariés sur le climat ambiant ?

Si le vin est prestigieux, les conditions pour le produire le seraient beaucoup moins. L'enquête journalistique pointe du doigt un climat de travail toxique dénoncé par les salariés, caractérisé par une pression constante et une anxiété palpable. Selon des témoignages recueillis, certains employés vivraient avec la peur au ventre. "J'étais angoissé, stressé, avec la boule au ventre du matin au soir", confie une source citée par le média d'investigation.

Au cœur de ces tensions se trouveraient des règles de gestion rigoureuses imposées par le directeur de Miraval, Roland Venturini. Ce dernier est décrit comme un gestionnaire au style autoritaire, sujet à des "accès de colère" pour des motifs parfois futiles. Le Journal des Femmes rapporte ainsi qu'il pourrait "s'emporter pour des détails, comme un torchon qui traîne à côté du four." Cette exigence de perfection, poussée à l'extrême, semble avoir instauré une atmosphère lourde, bien loin de l'image détendue que véhicule la marque à l'international.

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Brad Pitt est-il responsable de cette situation ?

Dans ce tumulte interne, la figure du propriétaire reste paradoxalement préservée. Les employés font une distinction nette entre la direction opérationnelle et la star américaine. En effet, on décrit souvent un Brad Pitt bienveillant avec ses équipes du Château Miraval lorsqu'il se rend sur place. L'acteur de 61 ans, bien que très impliqué émotionnellement dans ce qu'il qualifie de "passion" n'est pas présent au quotidien pour gérer les équipes.

Selon les confidences rapportées, "Brad Pitt est toujours très bienveillant avec les équipes quand il vient", précisent les sources de L'Informé. Le problème résiderait donc davantage dans une délégation de pouvoir stricte où l'acteur, absent la majeure partie de l'année, laisse les rênes à une direction soucieuse de maintenir les standards d'un domaine devenu une marque de luxe mondiale, quitte à exercer une pression démesurée sur le personnel.

Comment la guerre des ex pèse-t-elle sur le domaine ?

Il est impossible d'analyser la situation actuelle sans évoquer les lourdes conséquences du conflit judiciaire entre Brad Pitt et Angelina Jolie sur Miraval. Ce qui était autrefois un projet familial est devenu le théâtre d'une guerre financière impitoyable. Les enjeux ont été décuplés suite à la controversée vente des parts du domaine à l'oligarque russe Iouri Shefler par Angelina Jolie, une transaction que Brad Pitt conteste vigoureusement en justice, estimant qu'elle s'est faite sans son consentement.

Cette bataille de titans ajoute indéniablement une couche de tension supplémentaire. Le domaine n'est plus seulement une exploitation viticole, c'est un actif stratégique valorisé à plusieurs centaines de millions d'euros, dont les produits, comme le champagne Fleur de Miraval, sont servis jusqu'à la cérémonie des Oscars. Dans ce contexte de "business" mondialisé et de lutte d'ego, l'impératif de rentabilité et d'excellence est absolu, expliquant peut-être, sans les justifier, les méthodes de management décriées.

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